La mobilisation des vélos sur les rails

La mobilisation contre l'interdiction des vélos dans les TER 200 entre Bâle et Mulhouse aux heures de pointe ne faiblit pas malgré le report de cette mesure au 10 décembre. Une soixantaine de personnes se sont rassemblées hier devant la direction rég...

L. Meignin - ©2007 20 minutes

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La mobilisation contre l'interdiction des vélos dans les TER 200 entre Bâle et Mulhouse aux heures de pointe ne faiblit pas malgré le report de cette mesure au 10 décembre. Une soixantaine de personnes se sont rassemblées hier devant la direction régionale de la SNCF à Strasbourg pour exprimer leur refus de cette décision. « Elle a été prise sans aucune consultation, ce qui est quand même pitoyable au moment où se tient le Grenelle de l'environnement, fustige Gaëlle Plouzin de la CGT Cheminots. Nous défendons un service public ouvert à tous sans discrimination et le manque de moyens dont dispose la SNCF pour remplir sa mission ne doit pas se traduire par l'exclusion de certains usagers. »

L'Association des usagers des transports urbains de l'agglomération strasbourgeoise (Astus) a, quant à elle, regretté que les TER 200, pionniers de la relance du trafic ferroviaire régional, soient aujourd'hui victimes de leur succès au point d'en être réduits à refouler les cyclistes. Côté politique, Jacques Fernique a déploré au nom de l'intergroupe des Verts du conseil régional « une décision administrative aberrante et incompréhensible qui court-circuite quelque chose qui se développait dans le bon sens ». Précisément, l'autorité organisatrice du transport ferroviaire en Alsace étant le conseil régional, une délégation de syndicalistes et d'usagers y a été reçue par Adrien Zeller, le président (UMP) de la région. A l'issue, Gaëlle Plouzin tempêtait : « Nous avons eu droit à un gros baratin mais aucune de nos propositions n'a été écoutée. »

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