Alsace: La feuille de route du Grand contournement ouest (GCO) de Strasbourg

DEPLACEMENTS La société concessionnaire de l’A355 fait le point sur l'avancée du GCO, alors que l'opposition au projet autoroutier est toujours aussi vive...

Alexia Ighirri

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Ce que l'on sait du projet autoroutier Grand contournement ouest (GCO) de Strasbourg (Illustration)

Ce que l'on sait du projet autoroutier Grand contournement ouest (GCO) de Strasbourg (Illustration) — G. VARELA /20 MINUTES

Une feuille de route pour un projet qui se concrétise de plus en plus. En marge de la publication d’un nouveau document sur l’accessibilité à l’Eurométropole de Strasbourg, dans lequel elle réclame le lancement d’études sur la requalification de l’A35, la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Strasbourg et du Bas-Rhin a accueilli Marc Bouron, président d’Arcos, la société concessionnaire du « Contournement ouest de Strasbourg (A533) » pour faire un point sur le GCO.

Un projet qui date et qui rencontre encore une vive opposition sur le territoire. Les opposants inaugureront d’ailleurs une nouvelle cabane anti-GCO sur le tracé du projet autoroutier le 28 mai entre Pfulgriesheim et Offenheim. « Des oppositions, il y en a sur tous les projets. Mais on nous a demandé de construire une route, donc on va le faire », assure Marc Bouron, reconnaissant qu’il y a « un gros travail d’explications à faire sur le terrain. Et puis on peut potentiellement s’adapter, il y a des choses encore faisables sur l’intégration de viaducs par exemple. » En attendant, il a apporté quelques précisions sur ce projet.

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Les infrastructures. Vingt-deux communes sont concernées par le tracé du GCO. Entre 20 000 et 32 000 véhicules seront attendus en moyenne chaque jour sur cette autoroute de 24 km sur deux fois deux voies, avec deux raccordements aux autoroutes A4 et A352. « Il y aura une section couverte et un viaduc à Vendenheim ainsi qu’un viaduc dans la vallée de la Bruche », liste Marc Bouron qui, en plus de la mise en place d’un pôle multimodal, veut accompagner les mobilités du futur avec la mise en place d’un « Open living lab » sur l’autoroute, un site destiné aux start-up et aux organismes de recherche. Montant global d’investissement pour le GCO : 553 millions d’euros. « Le péage sera la seule source de revenu », poursuit-il.

Le tarif. Fait rare en Alsace, cette autoroute sera payante. Sauf sur un tronçon de 2 km au sud. Au moment de la mise en service, les tarifs du péage devraient logiquement être les suivants : 0,13 euro le kilomètre pour les voitures, 0,40 euro le kilomètre pour les poids lourds. Les abonnements sont en cours d’élaboration, tandis qu’une « modulation tarifaire en fonction des horaires » devrait être instaurée.

Le calendrier. Ces prochains mois, les premiers travaux de reconnaissance géotechnique et d’archéologie préventive vont commencer. Les travaux propres au GCO commenceront fin 2017 et dureront deux ans et demi pour une mise en service à l’automne 2020. Un bilan devra obligatoirement être réalisé par la société Arcos cinq ans après sa mise en service.