Le Farm Truck livre à Strasbourg des paniers-recette à préparer soi-même.
Le Farm Truck livre à Strasbourg des paniers-recette à préparer soi-même. - F. Hernandez / 20 Minutes
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La gastronomie alsacienne rayonne en France et au-delà grâce à ses chefs étoilés. Mais elle est aussi particulièrement innovante avec la création d’enseignes de restauration rapide comme Mezzo di Pasta, Bagelstein ou Pur etc. Depuis décembre, trois nouveaux concepts sont arrivés dans l’agglomération. 20 Minutes vous dévoile ces recettes originales.

Un camion nommé Maurice

Si vous avez croisé Maurice, vous l’avez obligatoirement remarqué. Du mardi au samedi de 16h à 20h, ce camion HY de Citroën datant de 1968 se poste en face de la place de l’Université. A son bord, l’équipe du Farm Truck – Félix Hémar, Maxime Michelot et Harold Zouari – jongle entre les commandes des gourmands depuis début décembre. L’idée ? « Rassembler les citadins et les producteurs locaux en amenant les produits en ville », explique Félix Hémar.

Chaque semaine, l’équipe de Farm Truck associée au chef Gérard Dehaye propose quatre recettes et un burger sur son site Internet et vient livrer dans Strasbourg tous les produits – viande, légumes, œufs, pâte à tarte, crème, etc. – pour la réaliser. Une fiche recette (30 minutes de préparation en général) est fournie. Dans le panier, 70 % des produits au moins sont locaux. Pour cela, le Farm Truck travaille avec la coopérative Hop’la située à Oberhausbergen.

Depuis un mois, Nicolas et Isabelle s’approvisionnent auprès du camion Citroën. « On prend pour la semaine tous nos repas du soir. Les enfants trouvent que leur père fait mieux à manger », rigole la quadra. « La qualité est top, ils sont sympas, ça nous évite de faire les courses et ce n’est pas plus cher », embraie Nicolas.
Sur les six premières semaines de 2016, le Farm Truck a préparé 450 portions. Et désormais, il est possible d’aller chercher son panier-recette dans les locaux de l’entreprise à Vendenheim.

Une mauricette à dévorer

Des petits pains sont alignés dans la vitrine Les Garçons Parisiens, rue des Frères à Strasbourg. Dans la petite boutique ouverte en janvier, on est accueilli par Alexandre Gorj mais on n’a d’yeux que pour une mauricette. Le petit pain à la pâte de bretzel servi chaud abrite du jambon et de la mozzarella. « Moi qui adore les mauricettes, la pâte est trop bonne », s’enthousiasme Laure.


« Je propose une alternative aux sandwichs et aux paninis avec des pâtisseries salées revisitées », explique Alexandre Gorj. Au choix dans sa boutique : des pains à la pâte feuilletée, des rouleaux à la pâte à bretzel et des sticks. Viande ou saucisse épicées, pesto ou chou garnissent les petits pains. Six encas faits maison – caviar d’aubergines ou de ratatouille, rillettes de sardines, tzatziki… – sont à déguster à l’aide « d’une trempette » à la pâte de bretzel. Et côté sucré, les rouleaux se déclinent banane-chocolat ou pomme-triple sec.

Alexandre Gorj vise les étudiants avec des formules à partir de 5,50 euros, même si actuellement ses clients sont plus des actifs. D’ici les prochains mois, l’entrepreneur qui a débuté dans la pâtisserie à Bucarest avec une boutique de macarons et cheese cake entend proposer des glaces, des buckets de nachos et des salades. Des livraisons sont prévues, tout comme la vente via un triporteur. « Pour l’instant, il attend sagement dans mon garage l’autorisation de la ville. »

Les spaghettis de Christian et Valérie

La vidéo des spaghettis carbonara revisités de la Casa Julia est devenue « virale » sur Facebook : 435.000 vues, 15.000 likes et 5.000 partages. La raison ? Pour la première fois en Alsace, des spaghettis sont préparés dans une demi-meule de parmesan et font saliver les gourmands.

La recette ? « On chauffe de la grappa qu’on met dans la meule, on l’allume pour faire fondre le parmesan. Puis on met les pâtes chaudes, des lardons de la Forêt Noire, un œuf, on assaisonne et on mélange », énumère Christian Fernandez, cuisinier et patron de la Casa Julia à Eschau, à une quinzaine de kilomètres au sud de Strasbourg.

>> Spaghettis carbonara préparés dans une meule de parmesan à la Casa Julia à Eschau.

« On a vu cette recette à Asti dans une trattoria, racontent en duo Christian et Valérie Fernandez. On s’est dit que c’était une idée pour dynamiser le restaurant. » Mis sur la carte et sur Facebook début février, les spaghettis carbonara revisitées cartonnent depuis. « On en est à notre deuxième demi-meule », souligne Valérie.

Le cuisinier passe en salle le week-end et devient la star du restaurant lorsqu’il prépare les pâtes. « Les gens me filment », sourit Christian. « C’est un peu le show dans un restaurant simple », poursuit Valérie. Les restaurateurs feront leurs spaghettis carbonara revisités (18,70 euros) jusqu’en avril.

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