Bientôt une chasse citoyenne pour retrouver les météorites tombées en Alsace (Illustration au Planétarium de Nantes)
Bientôt une chasse citoyenne pour retrouver les météorites tombées en Alsace (Illustration au Planétarium de Nantes) - Fabrice Elsner/20 MINUTES

Ça vous dit de partir à la recherche de météorites ? Attention, il ne s’agit pas de parcourir le désert et encore moins de revendre un morceau de pierre. Avec le projet Vigie Ciel, l’intérêt est avant tout scientifique.

Portée dans la région par le Planétarium au Jardin des sciences de l’université de Strasbourg, cette initiative de science participative compte impliquer les citoyens dans la recherche des météorites tombées en Alsace. Vigie Ciel s’inscrit dans le cadre d’un projet national, mené par l’Observatoire de Paris, le Muséum national d’Histoire naturelle et leurs partenaires, intitulé « Fripon » (pour « Fireball Recovery and InterPlanetary Observation Network ») : « Ils vont installer une centaine de caméras sur le territoire pour observer les objets qui entrent dans l’atmosphère », explique Milène Wendling, responsable du Planétarium.

Deux caméras en Alsace

Les caméras ont commencé à être installées fin 2015. Il y en a deux en Alsace : à l’université de Strasbourg et à Osenbach. Une troisième est placée à Sarralbe. Celles-ci devraient être opérationnelles au printemps. Quant à la plateforme qui servira au recrutement des citoyens et à l’entretien de la communauté, il faudra attendre 2017-2018.

>> A lire aussi : Ce qui arrive quand une météorite entre en collision avec la Terre

Concrètement, une fois qu’un météore est observé par les caméras, que sa trajectoire est calculée et qu’une zone de recherche d’environ 30km² est établie, Vigie Ciel coordonne un groupe de recherche (formé notamment de citoyens volontaires). Il ira sur le terrain dans l’espoir de retrouver un résidu de météorite à transmettre aux scientifiques.

Un « trésor précieux » pour les scientifiques

« Il peut s’agir de résidus de la Lune ou de Mars qui permettant d’étudier notre système solaire », poursuit Milène Wendling. Et ce, sans même avoir à se déplacer dans l’espace. La Strasbourgeoise cite l’exemple de la météorite d’Ensisheim, tombée en 1492, qui « a permis de faire avancer les scientifiques sur la compréhension du phénomène. Les météorites sont un trésor précieux pour les scientifiques ».

>> A lire aussi : Trois questions sur la « boule de feu » aperçue dans le ciel en Isère

Vigie Ciel pourra peut-être aussi permettre à (re) sensibiliser les gens sur cette question : « Aujourd’hui avec la pollution lumineuse, la concentration en ville, on ne regarde plus le ciel. En moyenne, on voit une météorite tous les dix ans contre une tous les deux ans au 19e siècle, alors qu’elles tombent à la même fréquence », assure la responsable du Planétarium.

Mots-clés :