Strasbourg le 15 novembre 2015. Levage de la motrice du TGV Est accidenté. sous le regard des badauds.
Strasbourg le 15 novembre 2015. Levage de la motrice du TGV Est accidenté. sous le regard des badauds. - G. Varela / 20 Minutes

« Je crois que ma fille a fait l’objet d’une expérimentation », débute la mère de Fanny, 25 ans, qui fait partie des 11 victimes du déraillement d’une rame d’essai du TGV à Eckwersheim le 14 novembre.

Dans son témoignage exclusif au micro d’Europe 1, la mère d’une victime de la pire catastrophe ferroviaire qu’a connue le TGV s’interroge : « Les premiers temps, les rames d’essai utilisaient des sacs de sable pour simuler le poids des voyageurs. Je me demande si cette fois-ci, on n’a pas utilisé des invités pour simuler le poids des voyageurs. Est-ce que ma fille n’a pas remplacé un sac de sable ? »

>> Le témoignage de la mère d’une victime du déraillement du TGV au micro d’Europe 1

 

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La mère de Fanny et les proches des dix autres victimes, attendent « avec impatience » les résultats de l’enquête.

A 265km/h au lieu de 176

Au lendemain des attentats de Paris, l'accident dramatique avait eu peu d'écho. Alors qu'elle circulait sur le tracé de la future ligne à grande vitesse (LGV) Est-européenne- dont la mise en service a été repoussée d'avril à juillet-, la rame d'essai a déraillé et est tombée dans un canal.

Selon le bureau d’enquêtes sur les accidents de transport terrestre (BEA-TT), la « vitesse très excessive » est la « cause unique » du déraillement. Le train circulait à 265 km/h à l’entrée de la courbe située en amont de l’accident au lieu des 176 km/h prévus à cet endroit. La rame circulait encore à « 243 km/h au point de déraillement situé 200m plus loin », poursuit le bureau d'enquêtes, qui note que les causes du déclenchement tardif du freinage sont « multiples » et « pas encore complètement établies ».

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