Illustration. Ecovélo.
Illustration. Ecovélo. - Ecovélo

Être rémunéré en utilisant son vélo, pour se rendre au travail ou tout simplement se balader avec dans le centre sera bientôt possible. Comment ? Grâce à une société nantaise, Ecovélo, qui a mis en place un système astucieux d’enjoliveurs fixés sur les jantes des vélos des particuliers, sur lesquelles sont imprimées des publicités.

Rémunération au kilomètre

« Les cyclistes volontaires sont rémunérés au prorata de leurs déplacements à vélo, 10 centimes du kilomètre (selon les zones) et 22 centimes de l’heure de stationnement dans une zone de passage », explique Erick laborier, chef de projet à Ecovélo. A Nantes où d’autres grandes villes où nous sommes implantés, une personne peut gagner dans les 60 euros par mois. Certains arrivent même à gagner plus d’une centaine d’euros, mais nous avons un plafond limité à 125 euros par mois. » Mais avant cela les cyclistes doivent s’équiper eux-mêmes de jantes spéciales, ce qui revient environ à 60 euros la paire. « Des frais qui ne sont engagés qu’une fois la campagne publicitaire acceptée », précise Ecovélo.

« Un vide juridique »

Un concept qui devrait rencontrer un certain succès dans la « ville du vélo » même si l’équilibre juridique sur lequel il repose semble fragile : pour mémoire, les vélostaxi arborant des publicités avaient eu l’interdiction de stationner dans l’hyper centre, classement au Patrimoine de l’Unesco oblige. Cependant, comme l’a précisé Pernelle Richardot, adjointe au maire, il « existe un vide juridique pour l’instant pour réguler cette nouvelle façon de faire de la publicité ». Mais la municipalité pourrait s’appuyer sur l’interdiction de faire de la publicité sur l’espace public, devant la cathédrale, « où les vélos pub pourraient être enlevés », selon Eric Schultz, adjoint au maire.

Dans quelques mois

Quoi qu’il en soit, Ecovélo, dont la politique est d’inciter les usagers de la route à prendre leur vélo, a déjà fait un partenariat avec une agence immobilière strasbourgeoise il y a quelques mois. Pour l’instant, la société nantaise, pour qui la ville est devenue une des priorités, négocie une dizaine de campagnes publicitaire et elles devraient déferler d’ici à quelques mois dans les rues du centre. Et la société nantaise compte bien aussi contacter les municipalités qui ont des vélos en libre-service… Comme les VélHop.

Un concept qui séduit des Strasbourgeois qui sont déjà près d’une centaine à s’être inscrits sur le site pour être volontaires…

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