Strasbourg: Comment l'Eurométropole veut devenir un territoire à énergie positive

ENVIRONNEMENT L’agglomération strasbourgeoise a dévoilé sa feuille de route en matière de transition énergétique…

Alexia Ighirri

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Vue aérienne de Strasbourg, depuis la presqu'île Malraux

Vue aérienne de Strasbourg, depuis la presqu'île Malraux — Alexia Ighirri/20 Minutes

En plein durant la Cop21 et à quelques jours de la signature avec la ministre de l’Environnement Ségolène Royal de la convention « territoire à énergie positive », l’Eurométropole de Strasbourg a dévoilé sa feuille de route en matière de transition énergétique.

« On travaille autour de trois orientations, débute Alain Jund, vice-président de l’Eurométropole en charge de la transition énergétique. A savoir, la sobriété énergétique, l’efficacité énergétique avec la rénovation thermique des bâtiments notamment, et le développement des énergies renouvelables avec un objectif de production de 30 % en 2030 ».

Un travail avec les bailleurs sociaux et les copropriétés

Différents chantiers se déclinent ensuite autour de ces trois axes, parmi lesquels « l’exemplarité de la commune ». A la fois, « dans ce qu’elle fait, dans ce qu’elle rénove, ses écoles, ses piscines, l’éclairage… », liste Alain Jund.

Autre gros chantier de l’Eurométropole : le logement. Et notamment le travail mené avec les bailleurs sociaux – qui se sont engagés à rénover 2.000 de leurs logements par an pour une rénovation thermique totale de leur parc en 2025 – et les copropriétés. « Le plus long reste de mettre d’accord tous les copropriétaires. C’est le travail qui est le plus chronophage, mais qui est stratégiquement le plus important sachant que les copropriétés représentent au moins 50 % du parc de logements », poursuit le vice-président de l’agglomération. Sept immeubles ont déjà été identifiés.

Précarité énergétique pour 17 % des ménages

Outre le développement des énergies renouvelables, la mobilité sobre ou encore la mobilisation citoyenne, l’Eurométropole veut prendre en compte les enjeux de la précarité énergétique. Ce qui concerne 17 % des ménages de l’agglomération. « C’est un travail d’accompagnement, de conseil mais aussi le financement d’un certain nombre d’actions », explique Alain Jund.

Mais plutôt que d’éponger la dette des ménages, la collectivité va demander à des associations de leur montrer les bons gestes et usages, ainsi que de mener des travaux avec les propriétaires des logements.