Strasbourg: L'Ososphère pose des conteneurs et des dômes sur le campus de l'université

EVENEMENT De jeudi à dimanche, la 16e édition du festival L’Ososphère s’installe à l’Unistra avec des spectacles, des œuvres d’art et de grands débats...

Floréal Hernandez

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Strasbourg, le 11 novembre 2015. - Un conteneur artistique de L'Ososphère devant la fac de droit de l'université de Strasbourg.

Strasbourg, le 11 novembre 2015. - Un conteneur artistique de L'Ososphère devant la fac de droit de l'université de Strasbourg. — F. Hernandez / 20 Minutes

L’Ososphère propose de faire l'« université buissonnière ». De jeudi à dimanche, la 16e édition du concept qui mêle cultures numériques et renouvellement urbain investit le campus de l’Unistra pour un jardin d'hiver.

Et c’est pour le moins visible avec des conteneurs rouges et deux dômes disséminés dans le nouveau parc de l’université en plein cœur du quartier de l’Esplanade.

Modification du campus et de la ville

C’est pour fêter le renouveau de ce parc urbain que L’Ososphère fait son entrée à la fac après le quartier de La Laiterie, la môle Seegmuller ou le site de la Coop. « A Strasbourg, on vit quelque chose d’unique. Le campus est en plein centre-ville. Sa modification a un impact sur l’université et au-delà d’elle, ça modifie la ville », s’enthousiasme Thierry Danet, directeur du festival. Et si l’Unistra a proposé à L’Ososphère de venir en résidence sur le campus, le festival invite les étudiants et les Strasbourgeois aux festivités.

>> Dôme géodésique sur le campus de l'Unistra.

 

Geodesic dome from the #Ososphère event at uni-stra #nov12 www.ososphere.org

Une photo publiée par Geevarghese George (@thatgeeman) le 7 Nov. 2015 à 9h11 PST



Celles-ci sont protéiformes. Dans les conteneurs rouges, on a l’occasion d’observer des œuvres d’art. Autre élément nomade installé par L’Ososphère à l’université : un dôme géodésique où sera projeté un spectacle immersif 360° conçu par AV-Exciters. Toutes les séances programmées sont déjà complètes mais suivez le compte Twitter @OSOSPHERE, des séances supplémentaires pourraient être programmées. Un second dôme sert de fab lab et accueille une web radio.

Mapping et symphonie visuelle

Le nouveau parc de l’université a permis de mettre la fac de Droits en valeur (de prime abord, ce n’était pas gagné), la façade du bâtiment ainsi que celle de l’Atrium vont accueillir un mapping vidéo et des images d’archives (Av-Exciters et l’association Mémoire des Images Réanimées d’Alsace, Mira) à la tombée de la nuit. Là, pas besoin de réserver.

Autre bâtiment de l’Unistra mis en valeur, les 67 m de la Tour de Chimie avec l’œuvre participative City Lights Orchestra d’Antoine Schmitt. Le principe ? Une symphonie visuelle à laquelle tous les habitants de l’Esplanade peuvent participer via la page du site Web citylightsorchestra.net et en tournant leur écran d’ordinateur vers leur fenêtre.

>> A lire aussi: Top 5 des bâtiments les plus hauts de la ville.

Pas de cours magistral lors de L’Ososphère mais un café conversatoire en libre accès qui reprend le principe du stammtisch. Parmi les questions abordées, on se demandera « quel voisin sommes nous ? » à propos notamment de l’Unistra, des « Instants de ville » de Jean-Luc Nancy lus par Stanislas Nordey suivis d’une discussion avec Alain Beretz, président de l’université de Strasbourg, de l’architecte Alexandre Chemetoff en charge de la Maîtrise d’œuvre à la Coop, et Henri Bava, paysagiste et fondateur de l’Agence TER en charge de la Maîtrise d’œuvre pour le territoire des Deux-Rives.

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