Des permis d’exploitation qui font tache à deux mois de la COP 21. Alors que la France s’apprête à accueillir la conférence mondiale sur les changements climatiques, le gouvernement attribue cinq autorisations ou prolongations de permis exclusifs de recherche d’hydrocarbures dans l’est de la France et en Île-de-France. Une décision dénoncée par les élus écologistes.

 

« Politique de la terre brûlée »

« Je refuse cette politique de la terre brûlée en Marne, en Moselle et dans le Bas-Rhin comme partout ailleurs : le Grand Est ne sera pas le terrain de jeu des pétroliers ! », proteste Sandrine Bélier, tête de liste des écologistes en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine. Selon elle, « l’exploitation des hydrocarbures pollue les sols et les nappes phréatiques, détruise les paysages et dérègle le climat alors que les rares emplois créés disparaissent à l’épuisement de la ressource, c’est-à-dire très rapidement ».

Le dérèglement climatique en question

« Mme Royal ne peut tirer le signal d’alarme du dérèglement climatique d’une main et ouvrir les vannes de l’exploration des gaz de schiste de l’autre main », souligne Mounir Satouri, président du groupe EELV au conseil régional d’Île-de-France.

Les ministres de l’Ecologie, Ségolène Royal, et l’Economie, Emmanuel Macron, ont co-signé un arrêté en date du 21 septembre accordant « un permis exclusif de recherches de mines d’hydrocarbures conventionnels liquides ou gazeux (…) pour une durée de quatre ans », selon le texte publié mardi au Journal officiel.


Fonctionnement de la fracturation hydraulique par sciencesetavenir

Fracturation hydraulique interdite

En France, la fracturation hydraulique est interdite depuis 2011 pour des raisons environnementales et la ministre de l’Ecologie a rappelé à plusieurs reprises son opposition ferme à ce procédé.