Strasbourg: Les parents d'élèves des écoles du Neuhof n'en démordent pas

EDUCATION Ils protestent contre le non-classement du groupe scolaire Reuss du Neuhof dans le réseau d'éducation prioritaire REP+...

Gilles Varela

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Strasbourg le 20 avril 2015. Les parents d'élèves et des enseigants du groupe scolaire Reuss du quartier du Neuhof qui veulent le classement de leur école en REP Plus manifestent sur le parvis de la cathédrale Lancer le diaporama

Strasbourg le 20 avril 2015. Les parents d'élèves et des enseigants du groupe scolaire Reuss du quartier du Neuhof qui veulent le classement de leur école en REP Plus manifestent sur le parvis de la cathédrale — G. Varela / 20 Minutes

Peu avant 13 heures, ce lundi, près d'une quarantaine de parents d’élèves et des enseignants du groupe scolaire Reuss du quartier du Neuhof se sont mobilisés une nouvelle fois devant la cathédrale. Ils demandent toujours à l'Education nationale la transparence sur les données chiffrées qui ont servi à établir le classement des Réseaux d'éducation prioritaire (REP) et ne comprennent pas pourquoi ils n'ont pas été classés en REP +.

Strasbourg le 20 avril 2015. Les parents d'élèves et des enseignants du groupe scolaire Reuss du quartier du Neuhof qui veulent le classement de leur école en REP Plus manifestent sur le parvis de la cathédrale - G. Varela / 20 Minutes

«Les chiffres sont faux»

«Nous avons fait une première demande il y a trois mois auprès du rectorat, pour les obtenir car les chiffres retenus se font sur ceux du collège Reuss et pas ceux des écoles. Ils sont faux car ils ne reflètent pas la réalité du secteur de recrutement de notre école et ne tiennent pas compte des enfants qui y habitent. Ils n'ont pas pris les bonnes données Iris de l'Insee. Les enfants ne sont pas comptabilisés pour le classement pour l'éducation prioritaire. Ce sont des élèves fantômes», explique le porte-parole du mouvement des écoles Reuss. «Nous ne sommes toujours pas satisfaits des réponses du rectorat qui parle du nombre d'élèves par classe, tandis que nous-mêmes n'avons jamais évoqué ce problème.» Des parents et des enseignants qui restent pour le moins perplexes car, si on leur a assuré le maintien des moyens, «ils ne savent pas ce qu'ils vont avoir ou pas, comme les heures de concertations en plus.»

En attendant, les parents mobilisés continuent de distribuer des tracts pour alerter les Strasbourgeois et faire signer une pétition pour les enfants fantômes.