Le pôle Seegmuller.
Le pôle Seegmuller. - G. Varela / 20 Minutes / Archives

Floréal Hernandez

Il n'est pas toujours aisé de comprendre les Shadoks, dont le vocabulaire est limité à quatre mots monosyllabiques. Alors quand un béotien des usages numériques se fait expliquer le projet « Shadok fabrique du numérique » – qui doit investir le pôle Seegmuller en 2015 après une saison 2014 hors les murs –, dans la tête de celui-ci les « Ga, Bu, Zo, Meu » se succèdent. Roland Ries reconnaît quelques moments « d'incompréhension » dans la genèse et le développement du projet. « Aujourd'hui, je comprends mieux », sourit le maire de Strasbourg.

Co-working et fablab


Le Shadok fabrique du numérique s'inscrit dans la stratégie de développement de l'économie numérique de la ville. Cet espace de 2 000 m2 sur trois niveaux sera ouvert à tous les publics – artistes, chercheurs, entrepreneurs, étudiants, bricoleurs et aux Strasbourgeois – et il sera dédié à l'expérimentation, à la création et aux cultures numériques.

Dans les locaux de la presqu'île Malraux, on retrouvera un espace de co-working – la Plage Digitale –, deux studios pour de la création de musique numérique, un studio de montage, des espaces d'événement, d'exposition et de convivialité. Mais également un fablab. Pour simplifier ce « Ga, Bu, Zo, Meu », il s'agit d'un laboratoire de fabrication ouvert au public et celui-ci pourra se servir de machines outils commandées par ordinateur – imprimante 3D, fraiseuse numérique… – pour réaliser son projet. Les Shadoks, eux, auraient créé une pompe.

■ Artiste associé

Luc Schuitten sera l'artiste associé du Shadok, hors les murs, en 2014. Cet artiste belge « proposera de transformer Strasbourg vers une cité végétale », explique Géraldine Farage, la responsable du site.