Hubert Haberbusch avec un stagiaire. Dix personnes ont planché sur le projet.
Hubert Haberbusch avec un stagiaire. Dix personnes ont planché sur le projet. - G. Varela/20 Minutes

Thomas Calinon

«Un artisan peut aussi innover ! » C'est avec cette conviction chevillée au corps que le carrossier Hubert Haberbusch s'est lancé en 2012 dans l'appel à projets Tango (lire ci-contre). Le patron de HH Services, spécialiste de la restauration de voitures de collection, s'est associé à l'architecte Philippe Hautcœur pour imaginer « l'automobilier ».

« Basculement sémantique »


Le concept, en cours de design avant l'assemblage d'un prototype, est à l'origine celui d'un véhicule électrique dont les roues sont placées en losange : deux sur les côtés, une à l'avant, une à l'arrière. Sauf que ce véhicule-là n'a pas vraiment d'avant et d'arrière : il peut être conduit dans les deux sens et les quatre passagers s'y assoient dos à dos. « C'est ça la grande originalité, pointe Hubert Haberbusch. C'est plus facile pour circuler en ville et pour se garer. Et c'est très stable car le moteur est au centre. »

Philippe Hautcœur a « interprété » le projet, proposant « un basculement sémantique » : « Ce n'est plus un véhicule, développe-t-il, c'est un élément de mobilier urbain qui se déplace. » A l'arrêt, « l'automobilier » fera donc partie du paysage et pourra servir de lampadaire, de banc ou de borne interactive d'information. L'architecte « imagine très bien ça pour des touristes au centre-ville ou pour des déplacements d'étudiants sur le campus ».