Ces skippers qui préparent le Vendée Globe 2016

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Publié le 4 janvier 2013.

VOILE - Certains sont déjà tournés vers la prochaine édition de la course mythique...

Début novembre 2012. François Gabart et le reste de la flotte des concurrents n’ont même pas quitté le port des Sables d’Olonne. Réunis par l’organisation dans le port vendéen, une dizaine d’autres marins parlent déjà de leur participation au Vendée Globe 2016. Pas une réunion secrète alors que les skippers de l’édition 2012 s’apprêtent à prendre la mer mais juste une première opération de communication pour appâter partenaires et médias. «On était là pour voir certains skippers que l’on connaît prendre le départ mais aussi pour se montrer, explique Thomas Ruyant, vainqueur de la Route du Rhum en 2010. Il faut faire savoir que l’on est prêts à y aller en 2016.»

Cinq millions d’euros à mettre sur la table

Mieux vaut s’y mettre dès maintenant. Neuf, le bateau seul coûte ainsi plus de trois millions d’euros. Ajoutez à cela l’équipement, la préparation du navire, la communication et la somme devient encore plus conséquente. Idéalement, un bon Vendée Globe se prépare avec cinq millions d’euros. «Parmi tous les postulants au Vendée 2016, aucun ne peut dire aujourd’hui «OK, j’ai le budget, je suis prêt !», sourit Thomas Ruyant. On commence à contacter des partenaires dès maintenant.» «Je cherche des contacts, confirme Raphaël Dinelli, engagé dans les éditions 1996, 2000, 2004 et 2008 mais absent cette année. J’étais aux Sables d’Olonne pour le départ, j’ai fait le salon nautique à Paris… Il faut profiter de la médiatisation de l’actuel Vendée Globe pour démarcher des partenaires.» Moins grand public, les autres courses en solitaire ne font pas autant parler d’elles. D’où l’importance de capter l’attention des argentiers tant que les skippers du Vendée sont sur les flots.

La crise économique complexifie l’affaire. Il devient très difficile de tout miser sur un seul partenaire qui va payer de A à Z la préparation de la course. «Des sponsors comme Banque Populaire ou Macif c’est l’idéal mais on va avoir de plus en plus de mal à en trouver, explique Ruyant. Le contexte économique fait que beaucoup d’entreprises ont du mal à se projeter pour un événement qui aura lieu dans quatre ans. Je pense que l’avenir, c’est de réunir de plus petits partenaires dans un pool.» Cette année, Bertrand de Broc (Votre nom autour du monde) a ainsi pu compter sur le soutien de multiples entreprises qui ont inscrit leur nom sur la coque de son navire. Même dans une course en solitaire, il va falloir se faire au travail d’équipe.

Romain Baheux
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