Vendée Globe: Vingt navigateurs à l'assaut du globe

5 contributions
Publié le 9 novembre 2012.

VOILE – La 7e édition s’élance samedi. L'organisation pense que le tour du monde peut être effectué sous la barre mythique des 80 jours. Pas les skippers...

Denis Horeau se prend parfois pour Jules Verne. Lors de la conférence de presse de présentation de cette 7e édition du Vendée Globe, le directeur de course a en effet avoué son rêve digne de Phileas Fogg, le héros du Tour du monde en 80 jours. «C’est de la théorie. Mais on sait que l’on peut gagner deux, trois peut-être quatre jours si tout se passe bien», a-t-il lâché en faisant référence aux 84 jours qu’avait mis Michel Desjoyeaux lors de la dernière édition. Si l’on en croit l’organisation, ce Vendée Globe pourrait donc accoucher du premier navigateur solitaire à faire le tour de la planète en moins de 80 jours, une barre mythique battue seulement en 1993 par cinq bonhommes sur un très grand multicoque.

La voile, sport mécanique en constante progression

Un doux songe auquel les skippers ne croient pas. «Difficile, voire même impossible», balaie Armel Le Cléac’h. «Disons que c’est un plutôt bon sujet de communication…», sourit Jérémie Beyou, skipper de Maître Coq, déjà bien loin de ces considérations de terriens. Sauf que les chiffres donnent plutôt raison à l’organisation. Car la voile est le sport mécanique qui a le plus progressé en termes de performances depuis 30 ans. Entre la seconde édition de 1992-1993, la plus longue, et celle de 2008-2009, le vainqueur a diminué le temps de référence de 26 jours (un peu plus de 110 jours contre 84). Entre 2004 et 2008, Michel Desjoyeaux a mis plus de trois jours dans la vue à Vincent Riou. Le temps des 80 jours reste donc atteignable.

Les portes des glaces et la météo

A condition que le parcours ne soit pas trop rallongé. Depuis la tragique édition de 1996-1997, où les naufrages s’étaient multipliés, l’organisation a en effet mis en place des portes des glaces autour de l’Antarctique que les skippers sont obligés de contourner par le Nord. Une précaution prise afin qu’ils ne rencontrent pas trop d’icebergs en descendant trop au Sud. Cette précaution rallonge d’autant la boucle autour du Pôle. Surtout que l’organisation peut décider de remonter encore un peu plus au Nord ces portes en cas d’afflux de glaces.

Et puis, l’enchaînement des systèmes météo restera déterminant dans la chasse au chrono. «Nous pouvons gagner deux-trois jours sur le temps de référence mais ça dépendra de beaucoup de facteurs et notamment de la météo. Il y a quatre ans, Desjoyeaux avait bénéficié d’une superbe météo dans sa traversée des mers du Sud», poursuit Le Cléac’h, rejoint dans son analyse par Bernard Stamm, skipper de Cheminées Poujoulat, qui résume d’une phrase la pensée de tous ses concurrents: «Le record c’est sympa. Mais moi, si je mets 100 jours et que j’arrive 20 minutes avant le deuxième, ça m’ira très bien.»

Matthieu Goar
Mots-clés
Newsletter
SPORT

En fin de matinée retrouvez toutes les infos indispensables du sport

publicité
publicité

Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr