Tour de France: Rémy Di Gregorio en garde à vue et suspendu par Cofidis

35 contributions
Publié le 10 juillet 2012.

CYCLISME - Pendant la journée de repos...

Tout le monde n'est pas au repos sur le Tour de France qui s'est arrêté une journée à Mâcon. Selon l'AFP, une perquisition de la gendarmerie a eu lieu dans un hôtel de Bourg-en-Bresse où est logée l'équipe Cofidis. Le coureur français Rémy Di Gregorio, ancien d'Astana, a été interpellé dès lundi soir puis placé en garde-à-vue mardi.

Les gendarmes auraient agi sur instruction du parquet de Marseille. Ce dossier est instruit par la juge d'instruction du pôle santé, Annaïck Le Goff, qui concerne «une présomption de dopage» toujours selon l'AFP, dans le cadre d'une information judiciaire ouverte depuis le 28 juin 2011. Selon L'Equipe, Rémy Di Gregorio aurait été confondu après avoir passé un appel téléphonique passé à un trafiquant présumé de produit dopant. Il serait en effet sous écoute depuis son passage au sein de l'équipe Astana, en 2011. Deux autres hommes auraient été placés en garde à vue selon le parquet, dont l'un «se dit naturopathe», explique le parquet de Marseille.

La formation nordiste a annoncé via un communiqué que le coureur était «suspendu, dès à présent, à titre conservatoire, dans l'attente de plus amples informations concernant la réalité des faits qui lui sont reprochés». Dans le cas où les accusations portés à son encontre se vérifieraient, Cofidis annonce que Rémy Di Gregorio «sera licencié sur le champ». Enfin, l'équipe Cofidis assure qu'elle «se présentera au départ demain matin» pour que «ce cas isolé» ne pénalise pas «ceux qui n'ont rien à se reprocher».

Yvon Sanquer, le directeur sportif de Cofidis, vient de tenir une conférence de presse aux environs de Mâcon. Abattu, il a confirmé ce qui a été annoncé un peu plus tôt dans le communiqué de presse. Mais il nié avoir mis trop de pression sur son coureur. «Il ne faut pas chercher de problème là où il n'y en a pas. Toutes les équipes recherchent un minimum de performance, c’est normal. On est là pour essayer de faire le mieux possible, mais pas à n’importe quel prix». Il a par ailleurs confirmé que son grimpeur était surveillé. «Ils suivaient les agissements de Rémy depuis pas mal de temps. Si j’avais été au courant, je pense que l’aventure de Rémy se serait terminér dans l’instant».

Un peu plus tard, le parquet de Marseille a détaillé les chefs d'accusation retenus contre les personnes interpellées: «Offre ou cession en bande organisée à un sportif de substance ou procédé interdit», «administration ou application en bande organisée à un sportif de substance ou procédé interdit», «incitation en bande organisée à l'usage de substance ou procédé interdit», «importation en bande organisée de substance ou préocdédé interdit», «acquisition, détention, transport en bande organisée de substance ou procédé interdit», «infraction aux réglements sur le commerce ou l'emploi de substances vénéneuses». Pour ces faits, «la peine maximale encourue telle que prévue par le Code du Sport est de 7 ans d’emprisonnement et de 150 000 euros d’amende». 

Plus d'infos à venir sur 20minutes.fr... 


 

R.S. et A.M. (avec Reuters)
Mots-clés
Newsletter
SPORT

En fin de matinée retrouvez toutes les infos indispensables du sport

publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr