US Open: Gasquet et le cauchemar Ferrer

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Publié le 3 septembre 2012.

Tennis - Le Français affronte sa véritable bête noire en huitièmes de finale à New York...

Richard Gasquet a presque réussi son Grand Chelem à lui: atteindre les huitièmes de finale des quatre tournois majeurs la même année… et rentrer à la maison dans la foulée. Le dernier Français encore en lice à New York, qui reste sur dix huitièmes de finale de Grand Chelem perdus d’affilée, défie ce lundi David Ferrer pour une place en quarts. «Un des joueurs qui me pose le plus de problèmes» avoue sans peine le 14e joueur mondial. Et pour cause, le jeu de l’Espagnol, qui l’a battu sept fois sur huit sans lui laisser le moindre set, représente tout ce que le Biterrois déteste.

Un défenseur hors pair

David Ferrer n’est pas surnommé «le pou» pour rien. «C’est un joueur qui ramène tout, il n’est jamais mort dans un échange» explique Patrice Hagelauer, directeur technique national à la Fédération française de tennis. Un mini-Nadal en quelque sorte, capable de rétablir une situation compromise et de finir par vous balader aux quatre coins du terrain. Une qualité que ne partage que très modérément Richard Gasquet, obligé de prendre d’énormes risques pour parvenir à remporter ne serait-ce qu’un point: «Tout l’art réside dans le fait de ne pas monter en se précipitant détaille Hagelauer. Il faut aller vite vers l’avant, mais en le bousculant vraiment». Ce que le Biterrois a du mal à faire, lui qui situe sa zone de confort à deux mètres de sa ligne de fond de court.

Un «retourneur» d’exception

Le 5e joueur mondial peut compter sur l’un des meilleurs retours de service du circuit. Il concède très peu d’aces ou de service gagnants précise le DTN. «Pour avoir une chance contre Ferrer, il faut exceptionnellement bien servir afin de prendre l’avantage dès le deuxième coup de raquette». Un défi à la portée de gros serveurs comme Raonic, Tsonga ou Isner, moins d’un joueur qui ne sert que très occasionnellement au-dessus des 200 km/h comme Gasquet. Pourtant c’est la seule solution pour espérer s’en sortir, insiste Hagelauer «Il faut tenir ses jeux de service le plus longtemps possible et espérer faire la différence au tie-break». Le Français y était parvenu à Rome plus tôt cette année, mais n’avait pas réussi à conclure (défaite 7-6, 6-3)

Un roc physique

Gasquet n’est pas connu pour être le joueur le plus endurant de l’ATP, au contraire de Ferrer. «David me rappelle Borg ou Vilas. C’est un joueur qui vous épuise au fur et à mesure. Vous jouez un échange de 40 coups et lui est déjà là pour servir ou retourner. C’est comme s’il avait trois poumons». Et c’est finalement là tout le nœud du problème pour le protégé de Ricardo Piatti et Sébastien Grosjean. «Alterner entre balles bombées, amorties ou accélérations pour déstabiliser Ferrer, Richard sait le faire » juge le DTN, mais il faut qu’il y arrive dans la durée pour espérer l’emporter. «S’il parvient à prendre le premier set pour voir venir la suite, c’est jouable». Dans le cas contraire cela pourrait vite virer à la correction...

Julien Laloye
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