Roland-Garros: Andy Murray, le malade imaginaire?

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Publié le 5 juin 2012.

TENNIS - L'Ecossais ressent des douleurs au dos. Surtout lorsqu'il est mené...

Une poignée de main distante et mollassonne. Voilà le dernier geste de Richard Gasquet cette année à Roland-Garros, à l’issue de son huitième de finale face à Andy Murray. Lundi soir, le Français n’avait pas envie de partager grand-chose avec l’Ecossais. Comme si celui-ci l’avait agacé. Juste avant, l’élève du duo Grosjean-Piatti s’était tourné vers son camp pour partager sa crispation: «Il n'a plus mal là!», en référence aux grimaces proposées par le 4e joueur mondial jusqu’au deuxième set. Depuis le début du tournoi, le Britannique offre bien plusieurs visages pendant ses matchs. Ronchon et tiraillé par son dos quand il est malmené. Ingambe quand le score lui est plus favorable.

Pour l’instant, aucun adversaire ne s’est plaint publiquement de son attitude. Mais certains commencent sérieusement à s’interroger. «Tu ne sais pas ce qu’il a. Parfois, on croit qu’il ne peut pas continuer. Et puis il court comme un lapin», s’étonne Guy Forget. Dans le Player’s Lounge, Francis Gasquet, le père de Richard, a bien repéré le petit jeu de l’Ecossais. «Richard s’est énervé contre lui-même et contre Murray qui simule. Il se tord un peu comme ça (il imite l’attitude de l’Ecossais). Il fait son truc. Il se tord de douleur quand il perd des points. Un peu moins quand il gagne. Richard le savait.»

La «drama-queen»

Aux tours précédents, le manège était similaire. Face à Nieminen, Murray a passé une bonne partie du match entre les mains du kiné. Il était même «tout près d’abandonner», avant de se relever pour achever son adversaire. En laissant entendre qu’il jouait la comédie, Virginia Wade, une ancienne joueuse, avait comparé le joueur à une «drama-queen». Le joueur, lui, élude le problème. Aux dernières nouvelles, son dos est «un peu raide, mais il va mieux». A vrai dire, l’Ecossais est lui-même incapable de dire clairement de quel mal il souffre. «C'est comme un spasme dans le dos. N'importe qui peut ressentir cela à n'importe quel moment. Peut-être que les muscles travaillent trop parce que vous avez une faiblesse à ce niveau-là, je n'en sais rien.»

Avant d’affronter Ferrer en quart de finale, il aurait eu l’aval de chirurgiens et kinés pour continuer à jouer. L’accumulation des matchs n’aurait pas d’effet aggravant sur ce mal mystérieux. L’an dernier, c’était la cheville qui tourmentait l’Ecossais et le public français était là pour l’encourager. Cette fois, son nouveau coup de pompe lui attire quelques inimitiés. En cas de nouvelle pause médicale inopinée, les sifflets entendus ces derniers jours ne devraient pas s’estomper.

Romain Scotto
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