Roland-Garros: Ils pleurent la disparition du court numéro 1

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Publié le 5 juin 2012.

TENNIS - L'arène mythique du tournoi sera détruite lors des travaux de réaménagement...

Les derniers coups de raquettes avant les coups de pioches.  Pour les spectateurs qui assistent cette année encore aux matchs du court numéro 1, difficile de se dire qu’il sera bientôt impossible de suivre des matchs à cet endroit. Dans le cadre du programme de modernisation de Roland-Garros, l’arène mythique de la Porte d’Auteuil sera détruite et remplacée par un «espace détente», une vaste pelouse jouxtant la place des Mousquetaires. La livraison est prévue pour 2014.

En attendant, la disparition de cette enceinte de 3.500 places en chagrine quelques-uns. «Cela va dans le sens de l’histoire, mais je le regretterai, glisse Arnaud Clément qui a effectué cette année ses adieux au tournoi sur ce court là. Il est très spécial car il n’a pas le même son, il résonne un peu plus que les autres. Et il est chargé d’histoire.» Tout autour sont gravés les noms des vainqueurs du tournoi. Son architecture circulaire en fait aussi un cours unique où l’ambiance ressemble parfois à celle d’une corrida. Le 1 n’a jamais été le court des têtes de séries. Mais bien celui des grands matchs et d’un public moins délicat.

«On se sent porté»

Cette année, c’est là que PHM a livré son dernier combat contre Granollers. Julien Benneteau y a aussi glané quelques victoires. «J’ai battu Baghdatis en cinq sets, Ferrer, Falla. C’est un court très sympa avec une ambiance incroyable. On se sent porté. Beaucoup plus que sur le Chatrier parce que le court est plus grand, avec plus de recul. Là, le public est très proche.» Voilà pourquoi le troisième court de Roland (après le Central et le Lenglen) est devenu au fil des ans l’un des repères préférés des Français.

En tant qu’adversaire, Stan Wawrinka garde en mémoire «de gros combats» contre Gensse ou Devilder. «A chaque fois, c’est compliqué là-bas. Mais je l’aime bien, c’est un terrain sympa. Il est toujours bien rempli. Le bruit est bizarre, différent.» Pour le remplacer, un court de 5.000 places se dressera un peu plus à l’Est, au cœur des serres de la Porte d’Auteuil. «Qu’on le détruise, ça ne me fait pas un plaisir fou», avoue Jean-Paul Loth, mémoire du tournoi qui évoque avec nostalgie un Forget – Nastase de 1982.

D’une manière générale, l’ancien capitaine de Coupe Davis regrette la tendance au gigantisme qui touche les Grands Chelem: «Les américains ont compris que cela n’était pas payant. Tout en haut du  central de Flushing Medows, on devine à peine la balle quand on est un peu bigleux comme moi. Le court de tennis n’est pas extensible à l’infini.» Au risque de perdre définitivement cette ambiance à la fois intimiste et canaille.

Romain Scotto
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