Arnaud Clément: «J'aime à penser que je le mérite»

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Publié le 29 mai 2012.

TENNIS - Le vétéran français (34 ans) a passé le premier tour pour le dernier Roland-Garros de sa carrière...

Il débarque avec le poignet gauche enveloppé dans de la glace. Mais aussi un immense sourire perlé de sueur, qui en dit long sur son bonheur. Pour sa dernière participation à Roland-Garros, Arnaud Clément (34 ans), s’est sorti d’un match marathon contre Bogomolov (6-2, 3-6, 4-6, 7-6, 5-4, abandon).

Où allez-vous chercher les ressources pour revenir dans ce match?

Déjà, je me bats, à la base. Je veux dire, j’aime ça. J’étais dominé dans le 2e et dans le 3e. Je me suis dit: «C’est peut être ton dernier set, tu te bats!» Je n’ai qu’un seul truc en fait: me battre. Depuis un mois et demi, je me prépare pour Roland. Et ça valait le coup, pour vivre ce moment.

Le match a duré 4h20. Vous auriez pu tenir encore combien de temps?

Je pouvais tenir 4h25 (faussement sérieux).

Physiquement, vous étiez loin d’être frais…

J’ai eu des débuts de crampes. J’ai essayé de rester calme, pour ne pas accentuer l’excitation et la raideur. Et j’arrive à ça… On m’offre un truc fantastique, un super court, un bon adversaire… J’aime à penser que je le mérite. Même si le sport, c’est pas comme ça que ça marche.

Revivez la victoire d'Arnaud Clément en live comme-à-la-maison

Et ça ne vous donne pas envie de continuer?

Mais je n’arrêterai jamais de faire du sport. Après, aujourd’hui, je ne peux plus tenir. Je ne peux pas préparer Roland-Garros toutes les semaines. Là, j’ai joué comme un cinquantième mondial. Ce niveau-là, je ne peux plus l’avoir que par à-coups. Et puis c’est de plus en plus dur d’aller jouer des challengers à l’étranger, des qualifs… Ce sont des choses que je n’ai plus envie de faire. C’est naturel, c’est le moment d’arrêter.

Votre adversaire abandonne au moment où vous avez une balle de match. Vous n’auriez pas préféré la jouer?

J’ai beaucoup de respect pour ce gars, c’est un guerrier sur le court. Quelques personnes l’ont sifflé, c’était pas bien. Il aurait servi, ça aurait changé quoi? Rien du tout.

Propos recueillis par Antoine Maes, à Roland-Garros
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