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Alizé Cornet: «Gagner en France est une belle preuve de force mentale»

Alizé Cornet: «Gagner en France est une belle preuve de force mentale»

TENNISLa Française remporte le tournoi de Strasbourg en battant en finale ka Tchèque Hradecka...
A Strasbourg, Floréal Hernandez

A Strasbourg, Floréal Hernandez

Alizé Cornet arrive en forme à Roland-Garros. La Niçoise, 31e joueuse mondiale, a remporté, samedi, les Internationaux de Strasbourg. En finale, elle s’est imposée face à la Tchèque Lucie Hradecka, 112e au classement WTA, (7-6, 6-0). Enjouée après ce troisième succès sur le circuit, Alizé Cornet est prête pour son premier tour parisien face à la Portugaise Maria Joao Koehler (103e)…

C’est votre troisième succès sur le circuit WTA après Budapest en 2008 et Bad Gastein en 2012. Qu’est ce que ça change de gagner en France?

Je trouve que c’est une belle preuve de force mentale de gagner en France. Car gagner à la maison ce n’est pas facile. Il y a toujours ce syndrome Roland-Garros blablabla (sourire). Là, j’ai gagné un tournoi devant mon public, où tout le monde m’attendait car j’étais favorite de l’épreuve après les défaites de Marion [Bartoli] et de Tamira [Paszeck]. J’ai bien tenu mon rang jusqu’au bout. C’est une super fierté. Evidemment, ça me prépare au mieux pour Roland-Garros. Je repars en plus avec un titre et une grande confiance.

Qu’est-ce qui vous a permis de vous imposer face à Hradecka?

C’est une fille qui frappe fort et sert bien quand sa première balle passe. J’ai bien retourné sur ses premières, je pense que c’est ça qui m’a permis de la breaker. Et j’ai essayé de ne pas être trop loin derrière ma ligne. Au premier set, elle ratait peu d’attaques. Georges [Goven, son entraîneur] m’avait dit de ne pas être passive. Dès que j’avais la bonne balle, j’essayais de l’agresser, d’y aller. Face à des joueuses comme ça qui donnent peu de balles faciles, parfois, il y a une petite précipitation qui s’installe, ce qui m’a fait rater. Mais c’était un match solide. Elle a craqué quand il fallait, j’ai tenu et j’ai gagné le match.

Avec quel objectif allez-vous à Roland-Garros?

Là, j’essaie de profiter à fond de ma victoire. J’ai encore deux jours pour en profiter. Lundi, j’essayerai de me mettre dans ma bulle pour mon premier match [contre la Portugaise Koehler]. J’ai gagné à Strasbourg, c’est un bonheur immense. Evidemment, j’ai quelques attentes pour Roland vu que je suis en forme physiquement. Je vais essayer de viser un troisième tour et de voir ce qui se passe.

Si vous atteignez le troisième tour à Paris, vous pourriez jouer Victoria Azarenka, la numéro 3 monadiale…

Ça me dirait bien de me faire un petite Azarenka-Cornet sur un grand court. Ce serait un super match. Là, si j’arrive au troisième tour de Roland, ça m’aura fait sept matchs d’affilée gagnés, je ne pourrai pas être plus en confiance. Il faut aussi qu’elle soit au troisième tour. On ne sait jamais en tennis ce qui peut se passer (sourire).