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Roland-Garros 2013: Paul-Henri Mathieu tente de relever la tête
TENNIS – Le Français souffre cette année…Romain Baheux
Paul-Henri Mathieu est méconnaissable. Mardi à Nice, PHM a remporté son premier succès de la saison dans le tableau final d’un tournoi du grand circuit contre Ryan Harrison. Difficile de reconnaître sur le court celui qui sortait l’Américain John Isner en cinq sets, après plus de 5h40 d’un combat dantesque sur le central de Roland-Garros l’an dernier. Il ne faut pourtant pas chercher le problème du côté de la qualité de service ou de la puissance du coup droit de l’Alsacien. Depuis près de six mois, Mathieu a des soucis plus importants à régler que ceux de sa carrière de joueur professionnel de tennis.
Peu avant l’Open d’Australie en janvier, le Français a appris que sa compagne souffrait d’un cancer des systèmes lymphatiques et l’aide depuis à surmonter cette maladie. Après trois mois de chimiothérapie, elle a entamé sa radiothérapie et se remet petit à petit. «C’est forcément compliqué. On espère bientôt que ça sera derrière nous. C’est long. Dans une période comme ça, tout paraît extrêmement long. Partir en tournoi, pas partir? Ça m’est arrivé de me poser la question», expliquait le joueur en avril dans L’Equipe.
«Il est tellement perturbé qu’il en perd sa combativité»
L’homme est tiraillé. Pour un joueur qui a déjà souffert pour revenir après plus d’un an de blessure du genou en 2012 et dont la pugnacité est devenue l’une des armes sur le court, la situation est encore plus difficile à vivre. «Ca a toujours été une bête de combat, raconte un proche. Il est tellement perturbé qu’il en perd sa qualité première, sa combativité. Il pense qu’il ne devrait pas être là, il n’est pas du tout serein.»
A 31 ans, PHM, 76e mondial, retrouve la terre battue de la porte d’Auteuil dans un contexte sportif bien plus favorable que l’an dernier, où il pointait au-delà de la 250e place. A l’époque, l’Alsacien s’inquiétait pour ses capacités physiques. Une épreuve bien plus mineure que celle qu’il traverse aujourd’hui.


















