Bercy/Novak Djokovic : «Pas la meilleure façon de préparer les Masters»

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Publié le 30 octobre 2012.

TENNIS - Le Serbe assure débarquer à Paris en pleine forme malgré les incohérences du calendrier...

Motus et bouche cousue. Malade toute la journée de lundi, Novak Djokovic s’est présenté comme si de rien n’était mardi après-midi pour sa conférence de presse de pré-tournoi. Les journalistes ayant reçu l’interdiction formelle d’aborder le sujet, on en conclura que le Serbe va aussi bien qu’il le dit lorsqu’il assure «être en bien meilleur état» que l’an dernier à la même époque, quand divers pépins physiques l’avaient obligé à déclarer forfait avec les quarts de finale à Bercy.

Vous arrivez à Paris assuré de terminer l’année n°1 mondial: c’était important pour vous?

Cela montre à quel point la saison a été bonne pour moi et c’est évidemment très satisfaisant. Après une année 2011 aussi exceptionnelle, c’était dur de savoir si j’allais être capable de faire aussi bien. Mais si on regarde j’ai été au moins en demi-finales de tous les grands tournois, j’ai gagné un Grand Chelem, cinq titres supplémentaires, je peux en être fier. Ces résultats prouvent que j’ai su être constant toute la saison, plus que la saison passé même où j’avais presque raté deux mois de compétition à cause des blessures.

Blessures qui vous avaient obligé à abandonner à Paris. Vous vous sentez mieux disposé cette année?

C’est très différent car j’ai fait attention dés le début de l’année à bien choisir mes tournois pour ne pas arriver épuisé en fin de saison comme à la fin 2011, lorsque j’ai manqué des tournois importants à cause de mon état physique. Cette fois il n’y a pas eu de week-end de Coupe Davis après l’US Open, ma programmation a été bien meilleure. Je ne suis pas le gars le plus frais du circuit mais je me sens bien. J’ai choisi de ne pas jouer à Bâle cette fois-ci pour être à 100% ici et à Londres, je pense que c’était le bon choix.

Même si vous n’aurez pas de repos avant les Masters de Londres?

Enchaîner les deux tournois est un gros challenge, c’est évident. Je pense que tout le monde sera d’accord pour dire que ce n’est pas la meilleure des façons de programmer le tournoi le plus important de la fin de saison. Mais c’est le calendrier et nous devons l’accepter. Nous voulions une saison raccourcie [elle court sur deux semaines de moins qu’en 2011] et ça passait par quelques sacrifices, dont celui d’enlever la semaine de repos entre Paris et Londres. J’espère qu’à l’avenir on trouvera une autre solution.

Vous dominez le circuit avec Andy Murray depuis cet été. Pensez-vous que la victoire va se jouer entre vous deux à Bercy?

C’est vrai qu’on a eu des matchs épiques cette année, mais c’est la vérité des derniers mois. Tout le monde attend que naisse cette grande rivalité entre nous mais Il ne faut pas oublier Roger [Federer] et les autres qui réussissent sur le circuit. Rafa [Nadal], malheureusement, a été blessé depuis 5 ou 6 mois. Mais chaque fois qu'il joue dans un tournoi, il peut le gagner et Roger joue toujours à un niveau très élevé. Je pense qu’à nous quatre, nous constituons encore les joueurs qui sont au plus haut niveau et qui peuvent gagner les Grand Chelem. C'est bien qu'Andy soit rentré dans ce groupe et qu’il ait gagné à l'US Open, il le méritait.

Propos recueillis par Julien Laloye, à Bercy
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