US Open: Comment Andy Murray s'est décoincé

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Publié le 11 septembre 2012.

TENNIS - Le Britannique a remporté son premier tournoi majeur à l'US Open contre Djokovic...

On ne sait toujours pas ce qu’il faut à Andy Murray pour lui arracher un sourire un peu plus prononcé qu’un simple rictus de victoire. Même en effaçant 76 ans de disette britannique et en renvoyant définitivement Fred Perry sur ses polos, l’Ecossais a gardé pour lui le «mélange d’émotions» ressenties sur le court. Après sa victoire en finale de l’US Open contre Djokovic,7-6 (12-10), 7-5, 2-6, 3-6, 6-3, il a bien écrasé une petite larme, mais s’est juste dit «soulagé» d’avoir soulevé son premier trophée majeur autour duquel il tournait depuis plusieurs mois…

La libération des JO. La «Murray Mount» qui jouxte le court numéro 1 à Wimbledon se souvient encore de cette déflagration, ressentie sur la balle de match contre Federer en août dernier. Devant son public, le Britannique réussissait son pari olympique, balayant en finale le numéro 1 mondial. Un vrai déclic pour le joueur, un peu plus décomplexé depuis. «Quelques jours après sa défaite en finale de Wimbledon, ça en valait la peine. J'ai vécu beaucoup de défaites difficiles mais cette victoire, je ne l'oublierai jamais. C’est la plus belle de ma carrière.» Aujourd’hui, le Britannique reconnaît que cette médaille d’or a eu «un impact important» sur la suite des événements. Délesté d’une partie de l’attente placée en lui, l’Ecossais entre désormais sur le court l’esprit un peu plus léger.

La hantise d’une cinquième défaite. Perdre quatre finales en Grand Chelem de rang, passe encore. Mais cinq, Andy Murray ne pouvait l’encaisser. Dans l’histoire du tennis, personne n’a jamais laissé filer ses cinq premières finales en tournoi majeur. L’Ecossais aurait tué père et mère pour ne pas être le premier. «Je ne voulais pas être cette personne. Je suis vraiment content de m'en être sorti car si j'avais perdu ce match en menant de deux sets, ça aurait été dur à avaler.» Constamment sous pression dans un pays où la presse l’épie et où ses fans attendaient de lui ce que Rusedski ou Henman n’ont jamais réussi.

La rencontre avec Lendl. Finalement, Andy Murray a juste appliqué le plan de carrière de son coach, lui aussi vainqueur de son premier Grand Chelem au cinquième essai. Avec Lendl, qu’il côtoie depuis le début de l’année, l’Ecossais a trouvé quelqu’un à qui parler. «Ce qui est bien, quand on travaille avec lui, c’est que lorsqu’on a un problème, il est facile de lui en parler, souligne Murray. Ça ne le gêne pas, il n'est pas offensé par quoi que ce soit. Il y a beaucoup de personnes qui sont trop sensibles. Pas lui.» Au-delà de son jeu, l’Ecossais a progressé dans sa gestion des émotions sur le court. Moins nonchalant et dispersé, il a appris à se calmer et à croire un peu plus en lui dans les moments clés.

Moins d’opposition. Avec quatre vainqueurs différents sur les quatre tournois du Grand Chelem, le triomphe de Murray met fin à la saison la plus équilibrée depuis neuf ans. Djokovic s’était imposé en Australie, après un match épique en demie contre Murray au cours duquel l’Ecossais «a passé un palier», selon Lendl. Nadal a triomphé à Roland-Garros et Federer à Wimbledon. A Flushing Meadows, Murray a d’abord profité du forfait de Nadal, toujours malmené par ses genoux. La baisse de régime de Federer en quart de finale contre Berdych lui a aussi ouvert le tableau. Avec un adversaire majeur en moins à écarter, l’Ecossais était prêt physiquement pour remporter son combat en cinq sets en finale.

R.S.
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