Tournoi des VI Nations: L'Angleterre, plus faible que jamais?

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Publié le 10 mars 2012.

RUGBY - L'équipe d'Angleterre est l'une des plus faibles depuis bien longtemps, en grande partie parce qu'elle est en plein renouveau...

Il fut un temps, pas si lointain, où le XV d’Angleterre dominait l’Europe. Non, on ne parle pas de la grande équipe du début des années 2000, mais bien celle du Tournoi 2011. Vous ne vous en souvenez pas? C’est normal. Depuis sa victoire dans le VI nations l’an passé, l’équipe de sa Majesté la Reine a connu une Coupe du monde terrible – élimination sévère contre la France en quart avec quelques problèmes extra-sportifs – et un début de tournoi très hésitant: deux victoires balourdes, face à l’Ecosse et l’Italie, et une défaite inquiétante à la maison face au voisin Gallois.

Depuis la grande bataille néo-zélandaise du début d’année, l’Angleterre s’est considérablement rajeunie. Exit les Wilkinson ou Moody, place à la jeunesse. A tâtons, forcément. «Ils se cherchent un peu, concède le pilier français Jean-Baptiste Poux. Ce n’est plus l’équipe qui dominait le rugby  au début des années 2000.» L’ailier Julien Malzieu enchaîne: «Des Dallaglio ou des Johnson il n’y en a pas tous les jours et heureusement pour nous. C’étaient des mecs qui en imposaient juste par leur présence. Il leur manque un peu de tempérament mais ils ont quand même des joueurs de qualités.»

Objectif Coupe du monde 2015… chez elle

Au premier rang desquels les jeunes et brillants Tuilagi, Farrell, Wood. «C’est une équipe encore faible, mais plus pour très longtemps, analyse le consultant Canal+ Thomas Lombard, passé par Worcester durant sa carrière. Les Anglais sont ravis de voir qu’on donne enfin leur chance aux jeunes, qu’on capitalise sur la formation. Cette équipe a peu de vécu collectif, mais un énorme potentiel.» Comprendre par là qu’il ne chagrine guère les Anglais de se faire tordre cette année, tant qu’ils sont au point pour 2015 et la Coupe du monde qu’ils organisent.

«Ça me rappelle le début de l’aventure sous Clive Woodward, en 1998, poursuit Lombard. Ils avaient vécu une tournée catastrophique, surnommée "Tour from hell" avec des défaites monstrueuses contre la Nouvelle-Zélande ou l’Australie (76-0, plus large de l’histoire du rugby anglais). Mais ils étaient revenus avec des certitudes sur plusieurs joueurs comme Wilkinson, ont construit autour d’eux et quatre ans plus tard ils étaient champions du monde». En bon français, on ne souhaite certainement pas à la nouvelle génération le même destin.

 

B.V.
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