Pascal Papé repart au combat avec le XV de France

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Publié le 8 février 2012.

RUGBY - A 31 ans, le deuxième ligne s'impose comme un leader avec les Bleus. Un leader qui préfère les actes aux paroles...

Pascal Papé s’est toujours fait une certaine idée de l’équipe de France. «En sélection, il ne devrait y avoir que des gros caractères et des leaders», synthétise le joueur du Stade Français avant de retrouver l’Irlande samedi dans le cadre du Tournoi des VI Nations. Question caractère, Papé a quelques arguments et le vocabulaire fleuri qui va avec, comme lorsqu’il livre sa définition du bon deuxième-ligne: «Si les mêlées partent en travers, c'est lui qui met des claques au pilier d'en face pour le redresser», dissertait-il dans un entretien accordé à l’Equipe lors de la dernière Coupe du monde.

Dans la carrière de l’ancien Berjalien, il y a un avant et un après Nouvelle-Zélande 2011. De remplaçant, Pascal Papé est devenu un titulaire indiscutable mais aussi le porte-parole malgré lui d’une équipe en guerre contre le reste du monde comme lorsqu’il rétorque à un journaliste que sa question est «pourrie» ou qu’il affirme bien se marrer devant le haka des All-Blacks. «Ces deux mois m’ont fait grandir, admet-il. Je ne me pose plus de questions. Avant, je m’en posais trop par rapport à ce que je valais comme joueur.»

«Parler pour parler, ce n’est pas pour moi»

«Avant», c’est  2007. A l’époque, Bernard Laporte le propulse capitaine d’un XV de France envoyé au casse pipe lors de la tournée néo-zélandaise pour mieux l’écarter de son groupe pour le Mondial. Freiné par les blessures par la suite, Papé s’installe à 31 ans comme un incontournable chez les Bleus. Mais n’allez surtout pas lui accoler l’étiquette de cadre. «Parler pour parler, ce n’est pas pour moi», coupe-t-il.

Le combat plutôt que les longs discours. Le Parisien ne dévie jamais  sa vision d’un rugby rugueux et  chargé en testostérone. Il salive d’avance à l’idée de mettre «des coups de casque» à des Irlandais passés maîtres dans l’art de pourrir les regroupements. «C’est le genre de match que j’aime. Le plaisir, on le prend quand c’est très dur.» Même quand le thermomètre du Stade de France risque d’indiquer – 8°C samedi au moment du coup d’envoi.

Alexandre Pedro
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