Top 14: Les perles de Guy Novès

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Publié le 15 février 2013.

RUGBY - L’entraîneur de Toulouse va vivre vendredi son 1.000e match avec le Stade...

Si on devait définir Guy Novès en une phrase, ça ressemblerait à ça: honnête avec les siens, déstabilisant pour les autres. Joueur puis entraîneur légendaire du Stade Toulousain, Novès, 59 ans, va vivre son 1000e match avec Toulouse vendredi soir, face à Perpignan. L’occasion de faire un petit florilège de ses sorties médiatiques, souvent à mi-chemin entre le génie et la mauvaise foi.

Les doublons de la colère: «On a joué sept matchs sans nos internationaux»
La perle: «Dès qu'il y a plus de deux joueurs en équipe de France, nous sommes en danger. Ce danger s'accentue de plus en plus. Quand le Stade Toulousain sera en difficulté, il faudra comprendre qu'on aura joué sept matchs sans nos internationaux, qu'on aura passé quatre mois sans eux à l'entraînement et qu'on ne peut pas être au niveau où on est aujourd'hui, si on ne travaille pas avec ces joueurs.»

Dans la vie, Guy Novès a deux hantises: les doublons et le doublé. Le premier, c’est quand la moitié de son équipe est appelée en équipe de France et qu’il est obligé de jouer sans elle en championnat. Et ça, ça le fait râler.

L’impossible doublé: «Le match à Toulon, on s’en fout complètement»
La perle: «On va donner le meilleur pour ce quart de finale [contre Biarritz en Coupe d’Europe], en sachant que derrière, on peut récupérer à Toulon, un match dont on se fout complètement. Gagner là-bas ne nous apporterait rien de plus.»

«Non le doublé je n’y ai jamais cru. Le fait de jouer les deux compétitions en même temps est très difficile. Il faut faire des choix.»

Le doublé, c’est la capacité de son Stade Toulousain à pouvoir gagner la même année la Hcup et le Top 14. Un truc tellement impossible à réaliser selon Novès qu’il en a presque fait l’une de ses «catchphrases».

Le tout à l’ego: «Galthié, il a gagné combien de titres?»
La perle: «Le parcours de Fabien Galthié? Je sais pas, ça fait combien de temps qu’il entraîne…? Je vous avoue que je suis pas trop branché sur Fabien Galthié. Cinq ans? C’est un parcours intéressant… Je sais pas, il a gagné combien de titres? (ndr : Un à ce moment-là). J’ai pas trop suivi. Il fait du bon boulot à la télé, il parle très très bien.»


Guy Novès n’aime pas trop qu’on lui pose des questions sur d’autres entraîneurs que lui. Surtout juste avant une finale du Top 14 (Toulouse – Montpellier, en 2011).

Le bluff: «Elissalde ne jouera pas la finale»
La perle: «Je ne compte pas sur Jean-Baptiste Elissalde. Il est blessé. Il est définitivement rayé de la feuille de match, mais il fera partie du groupe toulousain pour la finale, comme Poitrenaud et Clerc.»

Guy Novès, trois jours avant la finale du Top 14 Toulouse-Clermont, en 2008. Une finale débutée par Jean-Baptiste Elissalde comme titulaire au poste de demi de mêlée.

Le coup de pression: «C’est un geste assassin, ignoble»
La perle: «C’est un geste par derrière, assassin, ignoble (…) Cela correspond à une agression dans la rue. J'ai du mal à accepter ce genre de geste. Cela m'interpelle et j'espère que la justice sera faite, que certains seront punis et que les autres ne trinqueront pas. Je compte sur la lucidité de la commission pour analyser ces actions-là.»

Quand il s’agit de mettre un coup de pression, Guy Novès n’hésite pas à parler dans les journaux. Convoqué par la commission de discipline pour un accrochage avec le Clermontois Thibaut Privat, le Toulousain Servat a été défendu avec vigueur par son coach. Qui retourne le procès contre le deuxième-ligne auvergnat.

L’auto-flagellation: «C’est une mi-temps nulle pour nous»
La perle: «Entre cette mi-temps qui est complètement nulle de notre part et cette blessure, c’est catastrophique. Nos joueurs regardent le match. Quand on a un ballon on le perd immédiatement, y a rien qui marche. C’est une mi-temps nulle pour nous.»

Interviewé sur le bord du terrain lors d’un Biarritz-Toulouse en 2010, Guy Novès allume sèchement ses joueurs, un peu à la ramasse (10-3 à ce moment-là) sur la pelouse d’Aguilera.


L’œil critique: «Si les Néo-Zélandais ne sont pas champions du monde, ils pourront jeter Graham Henry à la mer»

La perle: «Si les Néo-Zélandais ne sont pas champions du monde, les déçus pourront jeter l'entraîneur Graham Henry à la mer. Le fait de n'avoir pas appelé Luke McAlister pour remplacer Dan Carter est une faute grave. Je ne comprends pas comment Henry a pu se passer de lui et de l'ailier Sivivatu. Le sanctionner parce que l'un a signé à Toulouse et l'autre à Clermont me semble une pratique d'une autre époque. Il faut avoir un orgueil démesuré pour s'entêter ainsi.»

Bon, au final, les Néo-Zélandais ont été champions du monde…

L’œil critique, bis: «On ne devient pas un grand entraîneur en quatre ans»
La perle: «On ne sent pas de cohérence. Le vécu de l'entraîneur est en train de se construire, mais on ne devient pas un grand entraîneur en quatre ans. Lorsqu'on entend de la bouche d'un sélectionneur qu'un joueur a terminé sa carrière internationale, je trouve ça un peu dur. D'abord, peut-être que cet entraîneur a lui même bientôt fini sa carrière internationale et que le joueur qui devait en faire de même sera de nouveau international avec le sélectionneur suivant. Donc je trouve qu'il y a des choses qu'il ne faut pas dire si rapidement.»

Marc Lièvremont a vécu une Coupe du monde difficile. Mais elle aurait été encore pire si le sélectionneur de l’équipe de France avait lu ce que ses pairs disaient de lui dans la presse française.

B.V.
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