Six nations: une entrée arôme piège pour le XV de France en Italie

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Publié le 3 février 2013.

Le XV de France, fort de ses succès de l'automne, entend confirmer dans le Tournoi des six nations mais devra d'abord se méfier du piège tendu par l'Italie en progrès, dimanche (15h00 GMT) à Rome, où les Bleus restent sur un cuisant échec.

Le XV de France a-t-il conservé cette petite flamme, née un soir de juin en Argentine (49-10) puis avivée lors des test-matches de novembre en France, face à l'Australie (33-6), l'Argentine encore (39-22) puis les Samoa (24-14)?

Ou bien s'est-elle éteinte dans l'hiver et sa cohorte de matches de championnat et Coupe d'Europe, qui ont émoussé les organismes et raccourci la préparation, au point d'avoir raison de l'ailier Vincent Clerc ou l'arrière Brice Dulin ?

Avec cette incertitude en tête, le manager Philippe Saint-André a fixé un objectif minimal à ses joueurs: faire mieux que lors du Tournoi 2012, où le XV de France avait récolté une passable quatrième place, avec deux victoires, un match nul et deux défaites à la clé.

Saint-André aura en tout cas un début de tendance dimanche soir, au terme du premier des trois déplacements, avant Londres et Dublin.

«Ca risque d'être très, très épais», prédit le manager, qui sait que les 70.000 spectateurs du stade Olympique de Rome s'attendent à revoir les Azzurri bousculer les Français, comme ils avaient su le faire au stade Flaminio en 2011 (22-21).

«Peut-on battre la France ? Oui, on l'a déjà fait en 2011, assure avec gourmandise le capitaine italien Sergio Parisse. Ils savent qu'ils risquent la défaite s'ils ne jouent pas au maximum.»

Les Bleus affirment, eux, ne pas avoir tiré sur la corde du souvenir mais plutôt sur celle des performances actuelles des Italiens, emmenés par le madré et expérimenté entraîneur français Jacques Brunel.

«Ca sent vraiment le match-piège», relève le talonneur Dimitri Szarzewski, évoquant les test-matches de novembre, où les Italiens ont rivalisé pendant 60 minutes avec les All Blacks avant de s'effondrer (42-10), puis ont donné de sacrées sueurs froides aux Australiens, finalement victorieux (22-19).

«Ils m'ont surpris au niveau défensif où ils sont hermétiques, vraiment bien organisés, poursuit Szarzewski. On savait déjà qu'ils avaient une très bonne conquête: la mêlée, la touche, c'est leur base. Mais maintenant ils sont capables de tenir le ballon une ou deux minutes, de le déplacer, de déstabiliser les défenses adverses.»

En prévision du combat annoncé, Saint-André pourra compter sur le retour de Thierry Dusautoir, infatigable plaqueur-gratteur, absent depuis mars 2012 après avoir été laissé au repos en juin puis blessé en novembre. Entre temps, «The dark destroyer» a cédé son capitanat à Pascal Papé, mais il aura à coeur de montrer qu'il n'a rien perdu de ses talents de leader, sur le terrain.

Contraint par les blessures, Saint-André a dû procéder à quelques retouches dans ses lignes arrières par rapport à novembre, avec les titularisations de Benjamin Fall à l'aile et de Yoann Huget à l'arrière.

Cela grippera-t-il la mécanique ? En tous cas, la charnière, qui était apparue bien huilée, composée par le jeune N.9 Maxime Machenaud et l'expérimenté N.10 Frédéric Michalak, sera encore en place, comme la paire de centres Fritz-Mermoz et le percutant Wesley Fofana, toujours exilé à l'aile.

Surtout, la force des Bleus pourrait bien venir du banc, une ressource qui tend à faire défaut aux Italiens. A l'heure de jeu, ou avant, l'apport de Vincent Debaty en mêlée ou de Mathieu Bastareaud au centre pourrait forcer la décision. Et permettre de chasser les derniers fantômes du désastre de 2011.

© 2013 AFP
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