XV de France/Yoann Maestri: «Attention à ne pas tout gâcher»»

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Publié le 22 novembre 2012.

RUGBY - Le deuxième ligne des Bleus ne veut pas prendre les Samoa à la légère...

Pour l’instant la tournée du XV de France est une belle réussite, presque inattendue. Mais l’équilibre est fragile. Une défaite contre les Samoa samedi à Saint-Denis, tombeurs la semaine passée du Pays de Galles à Cardiff, et toutes les satisfactions retirées des deux succès contre l’Australie et l’Argentine partiront en fumée. Le deuxième ligne tricolore Yoann Maestri, qui sera précieux dans les zones de combat, en est plus que conscient.

Beaucoup pensent que ce match sera le plus dur de la tournée. Vous partagez cet avis?

C’est sûr que ce sera un gros combat. On parle d’une équipe qui est allée vaincre le Pays de Galles chez lui, et même si les Gallois ne sont pas dans la forme de leur vie il faut quand même le faire. Les Samoa avaient failli sortir des poules du dernier mondial, il va falloir ferrailler durement, être prêt à répéter les courses, mettre de l’engagement…Et être vigilant sur les plaquages. On a vu face aux Gallois qu’ils en ont blessé un paquet sur des plaquages, disons… virulents!

Le Stade de France sera à peine rempli au tiers, ça veut dire qu’il ne faudra compter que sur vous-même…

C’est toujours mieux de jouer dans un stade comble, je ne vais pas dire le contraire mais ne nous plaignons pas. On a été très suivis sur cette tournée, on sent une certaine ferveur populaire autour de nos performances. Et puis 30.000 personnes, c’est largement assez pour nous soutenir! C’est déjà plus que ce qu’on a l’habitude d’avoir en Top 14.

Une défaite gâcherait un peu cette tournée, non?

On n’est pas dupes, c’est évident. On aimerait que la ferveur dure toujours, mais on sait très bien que c’est fragile et que ça peut redescendre au moindre match moyen, tout ça est aléatoire. Il y a un encore un match, et on pourrait gâcher tout ce qu’on a fait de bien avant. C’est notre lot quotidien, on se réjouit assez peu des différentes victoires qu’on peut obtenir.

La remise en cause permanente, c’est le message que vous a fait passer Pascal Papé, le capitaine?

On voit bien que c’est la clé de la réussite de garçons Pascal (Papé) ou Titi (Dusautoir). Les joueurs qui ont fait une grosse carrière ne se complaisent pas dans de l’autosatisfaction. Il y a toujours quelque chose à travailler et assez peu la notion de plaisir entre guillemets. Mais c’est ce qui permet de toujours progresser.

Du plaisir, vous en avez pris face à l’Australie et l’Argentine tout de même…

Oui, ça dure la soirée du match (soupirs) ! Vous savez tant qu’il n’y a pas d’intersaison qui vous dit que vous pouvez lâcher les chevaux on est toujours sur le qui-vive. Il y a toujours des gros matchs qui arrivent, toujours quelque chose à travailler. On est très heureux d’avoir battu l’Australie et l’Argentine, mais la semaine prochaine, on retournera en club et il faudra remplir l’objectif en Coupe d’Europe. Même si on gagne contre les Samoa, on ne pourra pas se reposer sur nos lauriers.

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