Entre le coup de sifflet final de ce décevant PSG-Ludogorets et l’arrivée de Thomas Meunier dans la zone mixte, le temps a semblé long. Très long. Il faut dire qu’une demi-heure à patienter sans rien faire, c’est assez frustrant. Pour venir à bout de l’ennui, certains parlent, chambrent, rient ou pleurent en repensant au match nul parisien. On a donc forcément quelques histoires à vous raconter sur cet after.

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Di Maria, pas du tout cœur avec les doigts

On ne rattrape pas une prestation insipide avec un but anodin (et moche de surcroît). Angel Di Maria aurait dû y penser avant de célébrer comme un enfant le but du 2-2 avec un gros cœur avec les doigts pendant que Cavani enchaînait sa 4800e course de la rencontre pour chercher le ballon dans les filets de Stoyanov dans l’espoir de gagner le match.

Vous nous trouvez durs avec l’Argentin ? Nos confrères le sont encore plus. Entre les « il est nul », « c’est catastrophique, il ne sert à rien depuis le début de la saison », « il est au bout du rouleau »,  et les « alors, il a combien, 2 ou 3 ? », el Fideo en a pris pour son grade mardi soir. 

Thomas Meunier, bel homme

Il est fort, très fort le latéral droit belge. Il sort toujours du vestiaire en première place tout en réussissant à soigner son style. Forcément, ça impressionne jusqu’aux plus expérimentés des habitués de la zone mixte.

« Il est bel homme Meunier quand même. Ses cheveux sont toujours impeccables, je sais pas comment il fait », entend-on au moment où le Parisien commence à répondre aux chaînes de télévision. Evidemment, personne n’a osé lui poser la question. C’était quand même plus important que l’avenir du PSG en Ligue des champions, non ?

La classe
La classe - Miguel MEDINA / AFP

Areola, fautif, pas fautif ? Gros débat

Dernier joueur du PSG à avoir pris le temps de s’arrêter devant les journalistes aux alentours de minuit, Alphonse Areola faisait l’objet d’un débat autour de sa prestation du soir. Les uns disent qu’il n’a pas fait un gros match, les autres le défendent, arguant qu’à chaque fois il est plombé par des erreurs de ses défenseurs. Le seul point de convergence concerne la capacité du portier français à être décisif. « Il ne fait plus de gros arrêts depuis plusieurs matchs. » L’intéressé le reconnaît d’ailleurs sans peine.

« C’est vrai que ça fait mal. Il y a eu des moments où j’étais plus en réussite. Maintenant je vais pousser pour voir ce qui ne va pas et continuer à travailler. »

L’interview en « franglais » du Congolais Jody Lukoki

Evidemment, ce n’est pas trop dans nos habitudes de parler des joueurs des petites équipes étrangères, hors Français. Mais certains collègues se sont tellement pris la tête avec le joueur de Ludogorets que l’on s’est un peu senti obligé d’évoquer ces interviews qui « commencent en français puis se terminent en anglais » comme on l’entend dire au loin, alors que l’assistance est majoritairement occupée à boire les paroles de Thiago Motta.

On ne sait pas en quelle langue ça s’est terminé pour Lukoki, mais il est resté suffisamment longtemps pour que l’on puisse profiter d’un bout de son analyse très juste, au demeurant. « Il manquait Verratti au PSG. » Ça, et des tirs au fond des filets.