Les Parisiens prennent le dessus sur Lyon, le 10 février 2016
Les Parisiens prennent le dessus sur Lyon, le 10 février 2016 - FRANCK FIFE / AFP

Avec le PSG cette année, le résultat devient secondaire. La question n’est plus de savoir s’il gagne un match mais comment, avec combien de blessé ou de buts d’écart. C’était encore le cas ce mercredi soir face à Lyon en Coupe de France, où l’on n’a jamais trop douté de la victoire parisienne mais l’où on a scruté les signes positifs pour ce qui était l’ultime répétition générale avant le match de Ligue des champions face à Chelsea mardi. Et au bout du compte, il y en a beaucoup.

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1. Le PSG est prêt

Ca peut paraître un peu couillon à dire comme ça, mais le PSG est prêt. Dans sa tête, dans ses jambes, dans son football. Son jeu est léché, ses hommes sont frais physiquement, l’équipe est en pleine confiance. Si la victoire difficile à Marseille pouvait en faire douter certains, celle tranquille face à Lyon est une belle réponse.

Surtout, avec 1000 points d’avance en Ligue 1 et le job assuré dans les Coupe nationales, il a l’esprit libre d’avoir assuré le minimum syndical sur le territoire. Reste maintenant à conquérir l’Europe, le vrai objectif du club cette saison.

2. Ca fait du bien de souffrir un peu

Il ne le dit pas dans ces termes-là, mais Laurent Blanc est sans doute assez content que son PSG ait souffert dimanche (beaucoup) face à Marseille et mercredi (un peu) face à Lyon. « Ca fait 4 ou 5 matchs, même si le résultat est toujours en notre faveur, qu'en termes de contenu de jeu les adversaires nous posent des problèmes notamment dans les duels et dans l'intensité, explique le coach parisien. J'espère que ça va nous servir en Coupe d'Europe. Les joueurs ont besoin de ces matches difficiles pour être bien la semaine prochaine ».

Bref, qu'on nous dise la semaine prochaine que le PSG n'est pas habitué à l'intensité de la Coupe d'Europe: avec Marseille puis Lyon ce mercredi, les Parisiens ont eu trois mi-temps pour se jauger à haut niveau.

3. Il n’y a pas eu de blessé, Laurent Blanc va pouvoir faire tourner contre Lille

En colère de n'avoir pas pu déplacer la rencontre face à Lille samedi et donc ne pas pouvoir bénéficier d’une semaine entière pour préparer Chelsea, Laurent Blanc va pourtant pouvoir s’arranger. Après avoir aligné une grosse partie de ses titulaires face à Lyon et sans avoir à déplorer la moindre blessure, il va pouvoir mettre son équipe-type en « mode Chelsea » et la laisser au repos contre Lille ce week-end. A la seule exception de Verratti et Pastore, qui reviennent de blessure et devraient avoir un peu de temps de jeu pour reprendre le rythme.

Le seul risque, c’est de perdre l’invincibilité en championnat. Mais quand on essaie d’imaginer un peu l’équipe qui pourrait jouer contre Lille sans le moindre titulaire prévu pour Chelsea, on ne s’inquiète pas trop non plus.

4. Le PSG décide quand il gagne un match

Ca s’est fait d’une manière assez frappante. Autour de la 50e minute, alors que Lyon tenait un bon 0-0, le PSG s’est mis à accélérer. Du mouvement offensif, des récupérations très hautes grâce à une gros pressing, des situations de plus en plus nombreuses devant le but adverse. Le temps qu’on fasse remarquer à notre collègue que « Lyon allait bientôt craquer », Lucas était déjà parti sur son côté pour offrir l’ouverture du score à Zlatan. Moins de dix minutes plus tard, le match était plié sur un doublé du Suédois.

Version plus pudique, dans la bouche de Laurent Blanc, ça donne ça : « On a eu du mal à entrer dans le match, Lyon nous a fait courir, défendre. Au fur et à mesure, c'était mieux. En seconde période, on a été beaucoup mieux. » Ce qui veut aussi dire qu’on ne peut pas tenir tête au PSG pendant 90 minutes sans le payer physiquement à un moment ou l’autre, comme Marseille dimanche ou Lyon mercredi.

Et ça veut aussi dire que quand Paris se décide à gagner un match, l’adversaire ne résiste pas. Gageons que contre Chelsea, il n’attendra pas la 50e minute pour s’y mettre.

5. Thiago Silva n’est pas loin d’être le meilleur défenseur du monde

« Quand il est là c’est plus facile ». Serge Aurier n’a pas besoin de mille mots pour saluer la performance de son capitaine Thiago Silva face à Lyon. C’est bien simple, en ce moment, on vous met au défi de trouver un meilleur défenseur central au monde. « O Monstro » est partout, dans les airs, dans la profondeur, dans les duels. Il défend débout, lit tout avant tout le monde, n’est jamais pris de vitesse. « Contre Marseille il a été énorme, il est dans la continuité de ce qu’il fait depuis le début la saison » poursuit Aurier. Mais à part ça, Dunga n’en veut toujours pas pour la sélection brésilienne. Tant pis pour lui.

Le très réputé site de statistiques Squawka, avec des algorithmes que seuls Neil deGrasse Tyson pourrait déchiffrer, actualise chaque week-end son classement des meilleurs joueurs d’Europe. Et Thiago Silva est le seul défenseur du Top10, en deuxième place, juste derrière Neymar, mais devant Higuain, Messi, Ronaldo et Ibrahimovic. Boom.

6. Laurent Blanc devrait prolonger vite fait

Ce n’est plus vraiment une surprise, mais Laurent Blanc a confirmé que les discussions entre le PSG et lui « aboutiront » pour un renouvellement de contrat. Le Parisien avance lui que ça pourrait être officialisé dès jeudi, avant Chelsea donc. Pas sûr que ça chance la vie des joueurs, mais c’est toujours un nuage de moins au-dessus de la tête du club.

(Et vu la saison parfaite que réalise le coach parisien, c’est loin d’être volé. Mais c'est un autre débat.)

7. Ce Lucas, quand-même

On ne sait pas si le dragster brésilien est en train de passer un cap ou pas, mais il a quand même un sacré truc ce gamin. Outre avoir humilié Morel, Jallet et Cavani la même soirée, Lucas a montré par ses accélérations qu'il allait faire passer un sale moment à Ivanovic mardi prochain. Le meilleur parisien face à Lyon.

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