Londres 2012: William Accambray, le sauveur venu du banc

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Publié le 8 août 2012.

JO / HANDBALL - Intégré au groupe la veille du quart de finale face à l'Espagne, le Montpelliérain a été le héros du match...

De notre envoyé spécial à Londres,

En handball, on peut être le sauveur de la patrie et ne pas bénéficier de tous les privilèges au village olympique. Arrivé à Londres en tant que quinzième homme ou «joueur alternatif» comme le stipulait jusque-là son accréditation, William Accambray ne dormira pas dans un vrai lit dans les jours à venir. Faute de place, le bourreau des Espagnols en quart de finale passe ses nuits sur un matelas, posé dans le couloir de l’un des deux appartements réservés aux Experts.

Tous les matins, c’est le bruit de la machine à café de Jérôme Fernandez qui lui sert de réveil. Et finalement, il ne lui viendrait pas à l’idée de se plaindre de ce confort sommaire. «On m’a proposé d’aller en chambre, mais j’aurais été tout seul ou avec des membres du staff. Je préfère rester avec les mecs du groupe», indique l’arrière des Bleus.

«Il a un bon bras, c’est ce qu’il nous fallait»

Appelé mardi matin à la place de Guillaume Joly, victime d’une contracture, «Will» a confirmé qu’il était prêt même s’il n’avait pas joué le moindre match depuis la fin du championnat avec Montpellier. «Chaque jour, avec les préparateurs physiques, je faisais de la muscu et du cardio», indique le remplaçant de luxe des Bleus qui ne s’est donc pas égaré dans les pubs anglais. Pas question non plus pour lui de jouer les touristes sur les différents sites des Jeux. Voir ses coéquipiers depuis les tribunes a décuplé son envie de «tout casser» pour son entrée.

En une mi-temps, Accambray a apporté la fraîcheur qui manquait peut-être aux Experts pour se décoincer. «Il ne se pose pas de question sur le terrain, il a un bon bras, c’est ce qu’il nous fallait», savoure Luc Abalo. «Le voir douter ou faire des matchs moyens lui a donné faim de jouer, observe Cédric Sorhaindo. Aujourd’hui il a pris sa chance. On avait besoin de ça pour se remettre dans le bain.» En réalité, le coup était bien préparé. Claude Onesta aurait très bien pu intégrer son joueur au groupe dès le début de la compétition. Mais il n’aurait pu lui assurer beaucoup de temps de jeu, ce qui aurait pu «frustrer un jeune comme lui.»

Il savait que son heure viendrait

Le sélectionneur a préféré en faire un joueur de réserve, tout en lui promettant que son heure viendrait. «Je lui avais dit qu’on le ferait entrer. Qu’il pouvait nous offrir des solutions en fin de tournoi quand des organismes commencent à fatiguer.» Le gardien espagnol en a déjà fait les frais. S’il remet ça vendredi en demi-finale, peut-être que l’un des cadres de l’équipe le laissera dormir en paix. Sans l’extirper de son sommeil au bruit de la machine à café.

Romain Scotto, à Londres
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