Londres 2012: «On se reconstruit comme un animal blessé», estime Didier Dinart

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Publié le 26 juillet 2012.

JO - Le patron de la défense des handballeurs français évoque le nouveau statut de son équipe...

Leur réputation est morte en janvier dernier, au tournant d’un Euro désastreux conclut à la 11e place. Six mois plus tard, les Bleus tentent de se souvenir que les champions olympiques, ce sont toujours eux. Didier Dinart, voûte défensive de Claude Onesta, évoque le nouveau statut d’une équipe qui ne fait plus peur à ses rivaux, avant le début de la compétition, dimanche, contre la Grande-Bretagne.

L’équipe olympique de 2012 doit forcément se sentir moins forte qu’il y a quatre ans…

On pense davantage à ce qui est récent, c'est-à-dire à cette contre-performance notoire en Serbie. On pense plus à cette faillite collective qu’à notre titre olympique d’il y a quatre ans.

Vous êtes marqués à ce point?

Bien sûr. On a essayé de reprendre les rênes, mais on n’a jamais su le faire. Ce n’est pas la volonté qui manquait, mais je pense qu’on s’est laissés emporter. Le plus important, c’est que sur notre préparation, on a eu cinq semaines pour faire le nécessaire. Pour améliorer le secteur défensif qui n’a pas du tout fonctionné en Serbie par exemple. Pour proposer une gamme plus importante, pour mettre en échec les adversaires.

Si le crash serbe est digéré, vous sentez-vous plus à l’abri?

C’est digéré et analysé. Mais entre ça et la réalité du terrain, on va voir... C’est vous qui allez raconter l’histoire et nous on sera les acteurs. Je sais qu’on a mis toutes les chances de notre côté. Il n’y a pas de raison que ça se passe mal. Il faut faire ce qu’on sait faire, et le sport parlera de lui-même.

L’équipe se sent-elle plus humble?

Si après une contre-performance comme la Serbie, on arrive et on dit qu’on est confiants et qu’on va écraser tout le monde, c’est pas vrai. On est favoris, certes. Mais le champion d’Europe en titre ce n’est pas nous. On est aussi capables du pire. On se reconstruit comme un animal blessé. On a pansé les blessures, et si elles ont bien cicatrisé, ça veut dire qu’on repartira d’ici avec une médaille.

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Tout compte fait, il valait mieux commencer par perdre à l’Euro plutôt qu’aux Jeux…

Bien sûr, les JO c’est tous les quatre ans, donc tu ne peux pas te permettre de dire que ça ira mieux demain. Demain, si ça se trouve, tu n’y es pas: en quatre ans, il peut se passer énormément de choses. Là, en un an, il y a un Euro, des Jeux et un Mondial. Autant ne pas rater la meilleure des compétitions. Rater un Euro c’est pardonnable, mais rater des JO, non.

Est-ce que vous avez l’impression de ne plus jouer contre des équipes qui parfois, arrivaient battues d’avance?

On a laissé s’ouvrir une brèche. On a montré les limites de notre jeu. Maintenant, on a aussi pas mal travaillé. A l’époque, les adversaires nous respectaient un peu plus, certes. Maintenant c’est à nous de faire en sorte qu’ils nous respectent une nouvelle fois.

Propos recueillis par Antoine Maes
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