Mondial de hand: William Accambray mieux qu'un joker?

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Publié le 22 janvier 2013.

HANDBALL - L'arrière-gauche de l'équipe de France attend qu'on lui donne sa chance pour de bon...

De notre envoyé spécial à Saragosse (Espagne)

William Accambray n’a pas de veine. Il promène depuis le début de sa carrière une réputation d’intermittent du spectacle en défense qui l’a empêché de faire son trou en équipe de France. Défaut auquel il a eu le malheur d’ajouter une deuxième mi-temps de légende en attaque face à l’Espagne aux derniers JO qui l’a catalogué joker de luxe des Bleus à vie. «William? Je sais bien que vous aimeriez qu’il joue plus mais je continue à le considérer comme un joueur d’impact» persiste Claude Onesta. Le genre de joueur appelé en désespoir de cause quand l’attaque pioche, face à l’Islande par exemple (cinq buts à 60% de réussite), avant d’être remis au frigo «à cause de son manque de stabilité défensive», dixit Onesta encore.

«Je peux être titulaire dans cette équipe sans problème»

L’observateur pourrait rétorquer que l’ensemble est déjà bien vacillant et qu’un Accambray en pleine bourre apporterait plus des deux côtés du terrain qu’un Narcisse à 50% de son potentiel où un Fernandez à côté de la plaque. L’intéréssé se veut évidemment plus pondéré: «C’est peut-être l’image qu’a le sélectionneur de moi, mais ce n’est pas l’image que moi j’en ai. Au mondial en 2011 j’avais été très performant sur ce secteur. Les gros matchs je sais ce que c’est, je ne suis plus le jeune joueur qui vient d’arriver. Je peux être titulaire dans cette équipe sans problème». N’allez pas croire pour autant que le Montpelliérain manque de respect à ses coéquipiers.

Recadré par le staff pour s’être un peu perdu l’an passé –il n’était que quinzième homme à Londres avant les quarts de finale- Accambray ne revendique rien dans une équipe «qui compte quelques-uns des meilleurs joueurs du monde à mon poste, avec Nikola Karabatic et Daniel Narcisse. Chacun doit être dans le rôle qui lui est dévolu, même si ça veut dire ne jouer que dix minutes.» D’ailleurs, l’arrière-gauche tricolore n’a pas joué beaucoup plus en moyenne lors d’une phase de poule traversée dans un anonymat mérité, hormis un bon passage face au Monténégro, contre qui n’importe quel joueur moyen de D1 aurait pu flamber. «J’avais une douleur au bras et puis on a joué contre des équipes qui ne correspondaient pas trop à mon style de jeu reconnaît Accambray. Mais j’ai l’impression de monter en puissance. Les matchs à pression me vont mieux.»

«On prend le risque d’exposer ses limites»

Le bonhomme ne se vante pas sur ce point. Face à l’Allemagne, il a été un des rares à apporter quelque chose quand Karabatic soufflait sur le banc, avant de profiter d’un temps de jeu enfin conséquent contre l’Islande (35 minutes) pour faire parler la puissance de son bras droit. «C’est sûr qu’on va compter davantage sur lui face à la Croatie lâche Claude Onesta. Dans la même phrase, le sélectionneur n’arrive pas se retenir: «Mais en faisant ça on prend le risque d’exposer un peu plus ses limites.» William Accambray préfère en sourire: «A partir du moment où on me fait confiance je la rendrai.» On n’en doute pas un seul instant…

Julien Laloye
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