Un événement. Toulouse n'avait plus battu Montpellier depuis 1998. Porté par les 4.200 spectateurs d'un Palais des sports bouillant, le Fénix a dominé (34-29) un champion de France privé de huit éléments, dont les frères Karabatic et trois de leurs coéquipiers, mis en examen dans l'«affaire des paris». «Ce qui a fait la différence, c'est qu'on a joué avec une salle derrière nous, rétorque l'entraîneur Joël Da Silva. Peut-être qu'il y a eu des ondes positives, car on a récupéré nos joueurs [Miha Zvizej et Xavier Moreau] et un président [Philippe Dallard, élu mardi soir].»
Le technicien toulousain salue l'apport de son banc, dont Célestin et Pardin, bien supérieur aux remplaçants d'en face. Mais la liesse du soir ne lui fait pas perdre le sens de l'essentiel: «La priorité, c'est Cesson, dimanche en Coupe de la Ligue.» Le Fénix accueillera la phase finale de l'épreuve, les 8 et 9 décembre. Ne pas en être ferait désordre.