Didier Dinart: «Il y a une part de jalousie autour du PSG Handball»

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Publié le 12 septembre 2012.

INTERVIEW - Le double champion olympique tricolore et nouveau capitaine du PSG Handball raconte sa carrière dans le livre «Secrets d’un champion: défendre son rêve»...

Il n’a pas encore raccroché mais il s’en rapproche. Didier Dinart, le défenseur en chef de l’équipe de France, entame «très certainement» sa dernière saison professionnelle après vingt ans de bons et loyaux services et un palmarès long comme le bras. De quoi se faire une multitude de souvenirs, des débuts –difficiles- en bleu dans l’ombre de Guéric Kervadec jusqu’à la consécration en club avec Ciudad Real, narrés dans son livre à paraître aujourd’hui (éditions Hugo Sport). Mais avant de se diriger vers une carrière d’entraîneur, Dinart a un dernier défi à relever: amener le PSG Handball au sommet.

Montpellier au début des années 2000, l’invincible Ciudad Real ensuite, puis le PSG qatari pour finir, on peut dire que vous avez su faire les bons choix…

Je ne sais pas si j’ai eu de la chance ou si c’est ma qualité qui a fait que j’ai été dans les bons coups, mais à un moment donné ce n’est pas un hasard. Aujourd’hui, le PSG s’engage sur un très grand projet à long terme. On peut fonder quelque chose de sérieux et pérenniser les résultats pour que Paris ait enfin un club à la hauteur de la ville.

Le projet parisien, c’est ce qui vous a convaincu de rentrer en France?

J’ai eu aussi une belle proposition d’Hambourg, un grand club dans un grand championnat. Mais cela supposait un nouvel environnement, une nouvelle langue, c’était plus facile de terminer sa carrière dans son pays, d’autant que le championnat de France s’annonce vraiment relevé.

Plus que quand vous l’avez quitté en 2003?

Aujourd’hui, il est au-dessus du championnat espagnol, hormis le Barça et l’Atletico Madrid qui se démarquent encore. Ici, c’est beaucoup plus ouvert: Nantes et Dunkerque ont prouvé qu’ils pouvaient battre Montpellier et Chambéry. Ça fait six ou sept équipes qui peuvent jouer les places européennes, voire le titre.

Vues ses recrues, c’est tout de même le PSG qui part favori non?

C’est l’objectif, bien sûr. On peut parler d’une dream team qui va générer de très grandes attentes [dix nouveaux joueurs de top niveau mondial, dont Hansen, Abalo ou Honrubia]. Mais ce n’est pas parce qu’il y a une équipe qui a été montée de toutes pièces en un mois que ça va fonctionner. Montpellier a l’habitude du niveau européen et sait comment jouer des matchs très difficiles à l’extérieur. On les rencontre dans deux semaines [le 30 septembre à Coubertin], ça arrive peut-être un peu tôt pour nous.

Vous comprenez que le nouveau statut du PSG Handball fasse grincer des dents dans les autres clubs?

Avec l’arrivée de l’argent qatari, nous sommes vus un peu comme des mercenaires, c’est vrai. Passer de relégable à une dream team en si peu de temps, ça dérange. Maintenant, il y a une part de jalousie autour de ça. S’il y a des investisseurs qui veulent rentrer sur le marché dans cette période de crise, ça ne peut être que bénéfique pour le championnat de France sur le long terme.

Pourtant, à 34 ans, vous ne verrez pas le PSG gagner une éventuelle Ligue des champions. A moins de continuer un an de plus?

Je ne vais pas en rajeunissant (rires)! Au PSG, la décision se fera avec l’accord du club: le staff a dit qu’il envisageait une reconversion auprès du centre de formation notamment, où tout est à faire. J’ai très envie de transmettre mon savoir-faire.

Et chez les Bleus?

En équipe de France, quoi qu’il se passe, ce sera ma dernière année, même si je décidais de jouer le Mondial 2013… Il faut savoir s’arrêter avant l’année de trop et donner une bonne image jusqu’à la fin.

Propos recueillis par Julien Laloye
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