Euro/Cesare Prandelli: «Plus rien dans le réservoir»

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Publié le 2 juillet 2012.

FOOTBALL - L'entraîneur de l'Italie regrette le manque de fraîcheur de son équipe mais en salue la performance dans ce tournoi...

De notre envoyé spécial à Kiev,

Déçu mais digne, le sélectionneur de l’Italie Cesare Prandelli est revenu en toute humilité sur la défaite de son équipe en finale de l’Euro (4-0) face à l’Espagne. Conscient de la qualité du jeu espagnol, il regrette le manque de fraîcheur de son équipe, qui n’a eu que deux jours de repos.

Est-ce que, physiquement, le match de jeudi n’a pas trop pesé dans vos jambes ce soir?
C’est le seul regret qu’on peut avoir ce soir. On a réalisé rapidement qu’on n’était pas assez frais, quand on a décidait d’attaquer, de récupérer la balle, on ne pouvait pas revenir et couvrir. Quand tu te retrouves à dix, le match est terminé. On aurait pu revenir au début de deuxième mi-temps, mais quand Thiago Motta sort, il n’y a plus rien dans le réservoir.

Pourquoi ce ne s’est pas passé pareil qu’au premier match face à l’Espagne?
On a été excellent lors du premier match car on était 100% en forme. Contre une équipe comme l’Espagne, tu dois être en grande forme pour être dans le combat. Ils ont été dominants ce soir, on doit les féliciter, ils ont écrit l’histoire. Depuis quelques années, ils jouent un football incroyable. Même sans attaquant, ils posent de sacrés problèmes.

Quelle note donneriez-vous à votre équipe sur ce tournoi?
On mérite un 8/10. On a commencé l’Euro avec quelques problèmes et on avait l’Espagne dans le groupe. Mais on a joué des matchs incroyables. Les gars ont vraiment montré qu’avec de la cohésion, tu peux réaliser tes rêves. L’état d’esprit de l’équipe a été fabuleux, tout le monde a travaillé dur pour les autres, on a perdu avec dignité. Bien sûr, quand je vais voler au dessus de Kiev et voir les lumières du stade je vais avoir un pincement au cœur… Mais demain, on sera content de notre parcours.

Comptez-vous rester à la tête de l’Italie?
Il y a eu des moments ou je n’étais pas sûr. Mais je n’ai aucun problème avec la Fédération et ce projet a besoin d’être poursuivi, d’aller de l’avant. On a besoin que cette équipe progresse. Je veux continuer, c’est un projet excitant.

Bertrand Volpilhac, à Kiev
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