Euro 2012: L'Allemagne des années 70, l'autre meilleure équipe de tous les temps

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Publié le 1 juillet 2012.

FOOTBALL - Retour sur l'épopée d'une des plus grandes équipes de tous les temps, qui pourrait être dépassée par l'Espagne dimanche...

C’est un coup à lancer un énorme règlement de compte entre tous les footballogues de la planète. Si l’Espagne bat l’Italie en finale de l’Euro, elle pourrait devenir la plus grande équipe de tous les temps. Au conditionnel seulement, car il y aura toujours quelques analystes pour contredire certaines vérités, nous rappeler que le Brésil de Pelé n’a jamais joué l’Euro (et pour cause…), que les époques ne peuvent pas être comparées… Mais les faits sont-là: Dans le Stade Olympique de Kiev, vers 23h55 heures locales dimanche soir, l’Espagne de Del Bosque sera peut-être la plus grande équipe de tous les temps, car la seule à avoir gagné trois trophées majeurs d’affilée. La France de Zidane a échoué, le Brésil 58-62, aussi. Mais celle qui est passée le plus près de réaliser cet exploit, la seule qui met encore en échec la «Roja» de 2008-2012, c’est l’Allemagne de l’Ouest des années 70, battue aux tirs aux buts à l’Euro 76 après avoir remporté l’édition 72 et la Coupe du monde 74. Retour sur une équipe (un peu) trop vite oubliée.

Euro 72

A la différence de l’Espagne avant 2008, l’Allemagne qui arrive à l’Euro 1972 est une équipe rôdée et habituée à jouer des matchs historiques. En 66, elle s’incline en finale de la Coupe du monde face à l’Angleterre à Wembley. Quatre ans plus tard, la Mannschaft, déjà dotée de la colonne vertébrale Sepp Meier – Franz Beckenbauer – Gerd Muller, s’incline en demi-finale du mondial face à l’Italie (4-3), dans un match encore considéré comme le plus beau de tous les temps.

Vidéo: Allemagne-Italie 70

Autant dire que quand elle arrive à l’Euro en Belgique, l’Allemagne fait figure de favoris parmi les quatre équipes que sont l’URSS, la Belgique et la Hongrie. Quatre équipes? Oui, car les phases finales étaient largement raccourcies, ce qui ne n’enlève rien au mérite des Allemands, qui avaient du sortir premier de leur poule de qualifications avant d’éliminer l’Angleterre en quarts (victoire 3-1 à Wembley, 0-0 au retour) avec un horrible maillot vert. Composée essentiellement de joueurs du terrifiant Bayern Munich (Maier, Beckenbauer, Breitner, Muller) et de Mönchengladbach (Netzer, Heynckes), cette équipe ressemble à une dream-team. Elle le prouve en battant au Stade du Heysel la Belgique (2-1), avant de marcher sur l’URSS en finale, 3-0, sur un doublé de Gerd Müller

Vidéo: L’Allemagne bat l’Union Soviétique en finale de l’Euro

Coupe du monde 74

La bande à Helmut Schön, mythique entraîneur de cette RFA, a beau être la meilleure équipe du monde, elle est tiraillée par des luttes intestines entre les joueurs du Bayern et de Mönchengladbach. Günter Netzer, le génial milieu de terrain du rival des bavarois, considéré comme le meilleur meneur de l’histoire de l’Allemagne, est ainsi volontairement écarté du onze de départ pour calmer les choses à la demande expresse de Beckenbauer. Il ne jouera qu’un match dans cette compétition, celui face à la RDA, le voisin est allemand (l’unique match entre les deux équipes allemandes dans l’histoire). Sans réel enjeu autre que politique, cette rencontre gagnée par la RDA a surtout permis aux futurs champions du monde d’éviter le Brésil et les Pays-Bas tôt dans la compétition.

VIDEO : Le duel historique entre les deux Allemagne

 

Vainqueur de sa deuxième phase de poule, la RFA se retrouve donc en finale face à la vague Oranje, les Pays-Bas de Johan Cruyff. Et même si le monde entier loue le jeu offensif des Bataves, c’est l’Allemagne qui s’impose (2-1) dans son Olympia Stadion de Munich, malgré un penalty de Neeskens dès la 2e minute.

VIDEO : L’Allemagne bat les Pays-Bas en finale du mondial


Euro 76

Encore une fois, l’Allemagne est favorite d’un Euro à quatre équipes, après avoir sorti l’Espagne lors des quarts de finale, dernière étape des qualifications. Encore une fois, elle affronte le pays hôte en demi-finale, la Yougoslavie, qu’elle bat dans la difficulté (4-2) après prolongation grâce à trois buts de son remplaçant Dieter Müller. En finale, l’Allemagne rate le triplé historique en s’inclinant aux tirs aux buts après avoir égalisé à la dernière minute. Antonin Panenka réalise ce soir-là, à Belgrade, le penalty en cloche qui porte aujourd’hui son nom et qui a donné à la Tchécoslovaquie le titre continental.

VIDEO: Panenka invente la Panenka et fait tomber la grande Allemagne

 

B. V., à Kiev
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