Euro 2012: Les Espagnols craignent le mauvais remake

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Publié le 1 juillet 2012.

FOOTBALL - En finale, ils affronteront une équipe qui leur avait posé des soucis en poule, l'Italie...

De notre envoyé spécial à Kiev,

Ca doit être la force de l’habitude. Invités en conférence de presse dans les salons très moquette du Dynamo Kiev à deux jours de la finale de l’Euro face à l’Italie, les Espagnols Sergio Ramos et Cesc Fabregas se sont montrés décontractés, le discours serein. Pas du genre à s’inquiéter outre-mesure à l’idée de rater l’occasion unique de devenir la meilleure équipe de tous le temps  - «même si on perd, on aura quand même marqué l’histoire, explique ainsi le défenseur du Real -, ou d’affronter à nouveau l’Italie, qui les avait pourtant bien bougé il y a trois semaines, au début de l’Euro (1-1).

>> La finale de l'Euro est à suivre en live comme-à-la-maison dimanche dès 20h35

Quoi que. A tout bien y regarder et une fois les banalités d’usage déversées - «nous sommes prêts, nous n’avons jamais travaillé aussi dur» -, une certaine crainte pourrait poindre dans les réponses des champions du monde et d’Europe en titre. Peut-être parce que l’Italie est la seule équipe à avoir marqué contre eux dans cet Euro et que son jeu peut passer d’ultra-défensif à tous à l’abordage en quelques secondes. «C’est une équipe qui ose beaucoup, analyse Ramos. Son jeu est basé sur la vitesse et les contre-attaques. Il faudra rester calme, voir comment ils se comportent mais surtout rester dans notre philosophie de jeu.»

Déluge d’éloges

En clair, obliger les Italiens à défendre en tenant le ballon, ce que la Roja fait à peu près à chaque match depuis que le minitel est en voie de perdition. Pas si évident. Cesc Fabregas: «L’Italie est une super équipe, on se souvient que le premier match avait été très compliqué. Face à l’Allemagne, en demi-finale (2-1), ils ont fait une première mi-temps superbe.» Et l’ancien milieu d’Arsenal d’énumérer les qualités individuelles de la Squadra: «Leur deux attaquants sont exceptionnels. Balotelli est un super joueur, une vraie menace, ses deux buts contre l’Allemagne sont fabuleux. Pirlo est leur leader d’attaque. Il y a Marchisio aussi…»

Un déluge d’éloges que l’on peut évidemment ranger dans la case des habituelles flatteries d’avant-match, même s’il révèle malgré tout une certaine anxiété. Le 10 juin dernier, l’Espagne n’a jamais trouvé la solution face au 4-4-2 has-been des hommes de Prandelli.  «C’est toujours bon de connaitre l’adversaire et la façon dont il joue, conclut Sergio Ramos. Et nous pourrons gommer les erreurs que nous avions fait ce jour-là.» C’est ce qu’une équipe qui se veut la meilleure de tous les temps devrait être capable de faire.

Bertrand Volpilhac, à Kiev
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