Euro 2012: Quel avenir pour Laurent Blanc?

35 contributions
Publié le 24 juin 2012.

FOOTBALL - Le sélectionneur de l’équipe de France a atteint son objectif, mais...

De notre envoyé spécial à Donetsk, Ukraine

D’un point de vue purement mathématique, Laurent Blanc a atteint les objectifs qui lui étaient fixés à l’Euro 2012 en atteignant les quarts de finale. Mais ses choix parfois contestables et le comportement de son équipe ternissent malgré tout son bilan. Et laissent encore planer le doute sur sa possible reconduction à la tête des Bleus.

Que veut Laurent Blanc?

Interrogé juste après la défaite face à l’Espagne puis le lendemain matin dans «Téléfoot», Laurent Blanc est resté extrêmement vague sur son avenir, se contentant de demander «du temps pour faire l’analyse». Il n’a jamais vraiment caché, au moment où tout allait bien, qu’il continuerait avec plaisir l’aventure équipe de France. Le rythme de travail et la possibilité de vivre à Bordeaux lui conviennent parfaitement. Mais il pourrait aussi être fatigué de toutes les polémiques entourant son équipe. Déjà, lors de l’affaire des quotas, il avait «pensé à la démission». Puis après les tensions de vestiaires suivant France-Suède, il regrettait «que l’équipe de France ait beaucoup trop de difficultés» hors du terrain. Et ça, c’était avant France-Espagne et le nouveau dérapage de Samir Nasri. Toute la question est ici: s’il semble convaincu par son potentiel, se sent-il capable d’éduquer cette équipe? Et à quelles conditions?

Que veut Noël Le Graët?

Il est évident que dans le rapport de forces entre Laurent Blanc et Noël Le Graët, le président de la fédération, les deux non-matchs des Bleus ne jouent pas en la faveur du Cévenol. L’objectif est rempli, ce qui devrait assurer que la FFF propose au moins à Blanc une prolongation de contrat. Mais sur quelles bases? Blanc voulait un staff élargi, Le Graët était tout à fait contre ce genre de dépenses. La marge de négociation du sélectionneur s’est forcément amincie. «Je reste aussi sur ma faim, on a l'impression qu'à certains moments on aurait pu mieux jouer et mieux faire», a même expliqué le Breton à RTL dimanche matin. Avant d’avancer à demi-mot ses pions: «On a décidé tous les deux de prendre quelques jours de recul, on se verra dans une petite semaine, on va regarder les éléments positifs négatifs, les envies réelles des uns et des autres. Pour le moment, aucune décision n'est prise.»

Que veulent les joueurs?

Sous le coup de la défaite, plusieurs joueurs ont préféré ne pas s’exprimer sur le sujet en zone mixte, estimant que «ce n’était pas leur décision». Difficile d’y voir pour autant un quelconque signe de défiance ou de lassitude. Blanc tient son équipe, elle le respecte. Et quelques cadres, comme Karim Benzema, n’ont pas peur de l’avouer: «On est parti dans de mauvaises conditions et aujourd’hui on est bien, estime l’attaquant du Real, donc j’espère qu’il va continuer avec nous. C’est sa décision personnelle, mais il faut qu’il reste. Il a commencé à donner son propre style à l’équipe de France.» Le capitaine Hugo Lloris enchaîne: «Sa philosophie et son discours plaisent beaucoup aux joueurs». Quant à Yohan Cabaye, il estime qu’il est «important de ne pas tout chambouler car le staff a réussi à construire quelque chose. Le but sera de continuer ensemble.» Tout dépend maintenant du duo Blanc-Le Graët.

Bertrand Volpilhac, à Donetsk
Newsletter
SPORT

En fin de matinée retrouvez toutes les infos indispensables du sport

publicité
publicité
1 PSG 82 34m +56
2 Monaco 72 34m +28
3 Lille 64 34m +18
4 Saint-Etienne 57 34m +15
5 Lyon 55 34m +11

Classement complet

Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr