Euro 2012: Hugo Lloris, capitaine effacé mais respecté

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Publié le 17 juin 2012.

FOOTBALL - Nommé au mois de février dernier, le placide gardien des Bleus tranche avec les anciens capitaines beuglards et ultra-charismatiques...

De notre envoyé spécial à Donetsk, Ukraine

«Le seul qui doit tenir un discours avant un match, c’est l’entraîneur.» Forcément, quand il racontera ses plus belles histoires à ses petits-enfants, Hugo Lloris évoquera ce match face à l’Angleterre, lundi dernier, son premier dans une grande compétition en tant que capitaine de l’équipe de France. Mais n’attendez pas de lui que la fonction dépasse l’homme. Même avant un match d’une telle importance, Hugo Lloris reste à sa place. Il ne se transforme pas en beuglard, en meneur d’hommes pour qui l’on donnerait sa vie sur le champ de bataille. Il n’est pas Deschamps, Napoléon des armées bleues. Encore moins Zidane, star idolâtrée par ses propres coéquipiers. Surtout pas Patrice Evra, l’exalté de Knysna

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C’est d’ailleurs pour ça que Laurent Blanc l’a choisi. Qui pourrait lui en vouloir? Après la débâcle sud-africaine, le «Président» a préféré un capitaine plus en retrait. Aussi parce qu’Abidal (maladie), Diarra (méforme) et Mexès (coup de sang) se sont éliminés d’eux-mêmes au moment de choisir. «Il y a des leaders qui crient plus que les autres et qui sont entendus, expliquait le sélectionneur avant l’Euro. Et il y en a d'autres qui ne parlent pas souvent mais qui imposent le respect. Hugo, ce n'est pas quelqu'un de très expansif mais je pense qu'il est respecté dans le groupe.»

«On me colle une étiquette de timide, mais...»

Lloris, un choix par défaut? Peut-être, mais sa sérénité fait l’unanimité. «C’est quelqu’un de posé, il est prêt à assumer le statut, explique Cédric Carrasso. De son poste de gardien, il a le recul, la capacité à dialoguer et à être entendu.» Car il ne faut pas croire non plus que Lloris l’effacé manque de charisme. Son pétage de plomb lors d’un match nul de Lyon à Nice, l’an passé, a définitivement enterré cette thèse. «On me colle souvent une étiquette de timide, mais si je suis une personne réservée, je vis bien en groupe, bien au sein d'une équipe», se défend-il.

«C'est vrai qu'en-dehors du terrain il ne s'exprime pas tout le temps, mais sur le terrain on l'entend», poursuit Karim Benzema, le qualifiant de «bon capitaine». Dans la même veine, Cédric Carrasso évoque un homme qui «n’animera jamais le vestiaire» mais qui «parle juste et bien» quand il le faut. Et c’est bien comme ça. Dans un groupe où «tout le monde a la parole», les rôles sont bien répartis. Celui de Lloris, c’est de faire «en sorte que tout le monde tire dans le même sens». Pour un homme qui s’est toujours considéré comme «quelqu’un au service des autres», ça semble quasiment naturel.

Bertrand Volpilhac, à Donetsk

 

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