Equipe de France: Jérémy Menez, le pari payant de la vitesse

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Publié le 16 juin 2012.

FOOTBALL - Titularisé à la surprise générale, le Parisien a beaucoup tenté, et a fini par réussir...

De notre envoyé spécial à Donetsk (Ukraine),

On aurait bien aimé l’entendre, Jérémy Menez. Titulaire surprise, premier buteur du match après plusieurs échecs, il était un peu l’homme de la soirée. Mais il a préféré ne pas s’arrêter en zone mixte, comme à son habitude. Tout juste a-t-il lâché quelques mots à TF1, rien pour les autres. C’est dommage, on aurait aimé qu’il nous raconte cette soirée un peu folle, entre l’annonce de sa titularisation, l’interruption après l’orage, ses deux énormes occasions ratées en première mi-temps et la délivrance, en début de deuxième…

>> Le match est à revivre en live comme-à-la-maison par ici

Pour en savoir plus, on a donc demandé à ses coéquipiers. Philippe Mexès par exemple, lui aussi auteur d’un très grand match. «A la mi-temps, c’était très frustrant pour lui, explique le Milanais, faisant référence au déchet dans le jeu du Parisien. Ca augmente son mérite. Son but n’était pas le plus facile.» C’est vrai, ce crochet intérieur enchaîné d’une frappe du pied gauche, il se l’est fait tout seul. Mexès poursuit: «Etre titulaire n’était pas simple pour lui, d’autant qu’on lui demande d’apporter de l’impact.»

Blanc: «Il a besoin de confiance»

Et Dieu sait qu’il en a apporté. Certes, Jérémy Menez ne réussit pas tout, oublie parfois de donner le balle, rate souvent quelques occasions. Mais il a le mérite de se les créer, d’apporter de la vitesse, ce qui manque souvent au jeu des Bleus. «Il a besoin de confiance et possède une des qualités qui devient de plus en plus rare, il sait prendre la profondeur, explique ainsi Laurent Blanc après la rencontre, comme pour justifier ce que personne n’attendait vraiment. On avait bien étudié le jeu de l’Ukraine, elle est joueuse mais déséquilibrée et laisse des espaces. Il prend de la profondeur, il a du talent et doit prendre confiance au niveau international pour donner la pleine mesure de son talent. Cette soirée va lui faire du bien.»

Et puis son positionnement à droite, replaçant Nasri dans l’axe offre de nouvelles options offensives à la France. «Je peux rentrer pour faire le décalage au milieu, explique le joueur de Manchester City. Ca a permis à Jérémy de jouer sur le côté et d’exploiter les espaces. Ca me laisse plus de liberté.» Il le sait, si Menez veut rester titulaire, son meilleur allié est la tactique avec trois milieux offensif. Elle a aussi gagné, ce soir. En fait, ça fait deux victoires en un seul match pour Menez. Belle soirée.

 

Bertrand Volpilhac, à Donetsk
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