Euro 2012: Vis ma vie de 3e gardien avec Cédric Carrasso

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Publié le 17 juin 2012.

FOOTBALL - Le portier de Bordeaux a un vrai rôle dans le groupe France...

De notre envoyé spécial à Donetsk et de notre correspondant à Bordeaux,

Certes, beaucoup aimeraient être à sa place. Il n’empêche, troisième gardien des Bleus à cet Euro, Cédric Carrasso joue le rôle ingrat de celui qui n’est là que pour faire le nombre. «Il ne doit pas être un élément contraignant pour le premier et le deuxième, mais un élément moteur», juge son entraîneur à Bordeaux, Franck Mantaux. Conscient d’être quasiment condamné à ne pas jouer, le gardien des Girondins s’est fait une raison et assume sans complexe être au service des autres. Pour le bien du groupe.

Carrasso, le partenaire idéal

«Le troisième gardien doit être au service du collectif. Si le troisième gardien se prend pour le premier, il manque alors forcément quelqu’un dans ce rôle. Même si on ne joue pas, on ne peut pas faire la gueule. 90% de mon travail est effectué pour Hugo et pour le groupe, 10% pour rester en condition pour jouer, car on ne sait pas ce qu’il peut arriver dans une compétition. A l’entraînement, je suis à la disposition du groupe. S’il faut que je sois avec eux ou pas… Si le groupe a besoin d’un gardien pour l’allumer, c’est à moi d’y aller. Il y a tout un travail qui se fait et qui est différent de mon quotidien. Tu as un rôle à jouer et si tu le joues à fond, c’est bénéfique pour le groupe.»

Carrasso, le psychologue

«Je parle beaucoup, je m’investis auprès du groupe. Je dois mettre le gardien titulaire dans les meilleures conditions possibles. Avec Hugo (Lloris), il y a une approche psychologique à faire. J’ai un rôle de modérateur entre lui et Steve (Mandanda). Ils sont de la même génération et ont un niveau très élevé. Je dois sentir quand Hugo a besoin d’être remis en confiance ou Steve de retrouver de l’énergie. Je dois essayer de garder cette fraternité qui existe entre nous.»

Carrasso, le superintendant

«Avec l’âge, ça me dérange pas avec l’âge de faire des tas de choses à côté du terrain pour décharger les autres. Je fais partie des joueurs qui s’occupent de négocier les primes. J’ai aussi des discussions avec le président (Noël le Graët), que j’ai connu à Guingamp. D’ailleurs, je connais, par mon passé, quasiment tout le staff. Hors cadre du foot, je m’occupe de tout ce qui se passe au niveau marketing, comme les pubs pour Citroën ou SFR (ndr: il s'agit d'une publicité de plusieurs épisodes où les joueurs se mettent en scène). C’est une idée que j’ai eue, j’ai proposé à plusieurs joueurs, aux sponsors, de mettre en place quelque chose de plus personnel. Même si l’idée vient d’une personne, c’est un peu l’initiative d’un groupe. L’équipe de France a besoin de redorer son image auprès du public et des sponsors.»

Bertrand Volpilhac, à Donetsk et Romain Baheux, à Bordeaux
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