Equipe de France: Rio Mavuba, une bonne tête de capitaine

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Publié le 9 septembre 2012.

FOOTBALL - Influent sur le terrain et en dehors, le milieu de terrain possède une filiation avec son sélectionneur...

Quand on s’appelle Rio, on part forcément avec un peu d’avance sur la concurrence dans les éliminatoires d’une Coupe du monde qui aura lieu au Brésil. En réalité, le milieu de terrain des Bleus n’a pas besoin ça pour faire son trou dans la nouvelle équipe de France de Didier Deschamps. Efficace dans son rôle de récupérateur-relanceur face à la Finlande (1-0), le milieu applique juste en bleu ce qu’il réalise depuis quatre ans à Lille. Sur le terrain, l’équipe de France opposée mardi à la Biélorusse possède enfin le joueur capable de combler les espaces au dessus de sa défense. En dehors, elle s’est trouvé un nouveau meneur habilité à négocier les primes de victoires après seulement un mois de vécu dance ce groupe.

Logiquement, sa trajectoire rappelle celle de Claude Makelele, lui aussi sélectionné sur le tard, ou d’un Didier Deschamps, «même si à son âge (28 ans) il avait 325 sélections», ironise Bixente Lizarazu, interrogé dans Téléfoot. La filiation est pourtant réelle. «Il s’exprime bien, il a le sourire, c’est très positif. C’est un signe fort de l’équipe de Didier Deschamps», enchaîne Lizarazu. Ignoré par les sélectionneurs depuis cinq ans, cet aboyeur de l’entrejeu fait presque figure de taulier au sein d’un groupe rajeuni, soucieux de soigner son image.

Si le brassard arrive un jour…

Pour Deschamps, Mavuba n’a pourtant pas à forcer sa nature en sélection: «Je lui demande d’avoir le même rôle qu’en club. Il aime bien parler, c’est un leader de parole. Plus il le fera mieux ce sera. Dans la vie de groupe c’est quelqu’un de respecté.» Même s’il «revient doucement» et ne veut pas «arriver en conquérant», l’ancien Bordelais possède ce profil de chef d’orchestre à qui on enfile volontiers un brassard de capitaine.

Proche de Rami, Cabaye, Debuchy ou Landreau, ses ex ou actuels coéquipiers dans le Nord, il est l’une des voix qui comptent auprès des jeunes. Pourtant à l’entendre, il est encore un peu tôt pour prendre à Lloris son capitanat. «Si cela doit venir un jour, je serais fier et j'assumerais totalement, avançait-il samedi à Clairefontaine. Hugo est capitaine depuis un moment. Je le respecte. J'arrive en étant moi-même aux côtés de joueurs qui sont en en place depuis longtemps.» Comme si son adoubement n’était qu’une question de temps.

R.S.
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