Ligue 1: Les arbitres ont la main lourde

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Publié le 20 août 2012.

FOOTBALL - Avec onze cartons rouges distribués en deux journées, les arbitres, intransigeants sur le jeu dur, ont établi un nouveau record...

Il s’agit pourtant du match le plus propre de ce début de championnat. Seulement 16 fautes sifflées durant Ajaccio-PSG, un total exceptionnel dans une rencontre de Ligue 1. Cela n’a pas empêché l’arbitre Clément Turpin de sortir cinq cartons jaunes, brandir un carton rouge, et renvoyer un entraîneur en tribunes. Logique au vu de l’agressivité et du trop plein d’engagement de certains joueurs? Sûrement. En sautant les deux pieds décollés, le Parisien Ezequiel Lavezzi, a logiquement été exclu pour jeu dur.

>> Revivez Ajaccio-PSG en live comme-à-la-maison

Des consignes venues d’en haut

«Le carton rouge de Lavezzi est justifié. Un arbitre doit prendre en compte les conséquences. Ce geste n’est pas maitrisé et il aurait pu être très dangereux», explique l’ancien arbitre Bruno Derrien à 20minutes.fr. Ce onzième carton rouge distribué depuis le début du championnat, marque une certaine ligne directrice dans l’arbitrage français. La direction nationale de l’arbitrage a clairement fait passer ses consignes au sujet du jeu dangereux, comme ce fut le cas pour le tirage de maillot il y a quelques années.

«C’est le début de saison, les arbitres sortent de stage, ils sont remontés comme des coucous. C’est normal qu’ils dégainent mais tout va rentrer dans l’ordre», analyse Derrien. Comme souvent en début de saison, les hommes en jaune ont le carton facile, histoire de poser les bases. Mais il n’en reste pas moins que la plupart des exclusions dans ces deux premières journées restent méritées. Plusieurs joueurs ont quitté le terrain pour des pieds un peu haut, comme Jamel Saihi lors du match d’ouverture Montpellier-Toulouse ou Jirès Kembo lors de Rennes-Lyon.

«Tout va rentrer dans l’ordre»

Plus maladroits qu’autre chose, ces gestes peuvent porter atteinte à l’intégrité physique. Le carton rouge est donc logique. «Malheureusement, certains n’ont pas su faire la différence entre violence non maitrisée et simple excès d’engagement renchérit Bruno Derrien. On est parti très fort, joueurs et entraîneurs risquent de rapidement monter au créneau.» Pour l’instant, hormis Jean-Marc Furlan, l’entraîneur de Troyes, personne n’a protesté ouvertement. On a même entendu le gardien rennais Costil excuser Tony Chapron pour avoir sifflé un penalty inexistant en faveur des Bordelais dimanche. Pas si étonnant pour Derrien, car en L1 «on ne voit pas d’arbitrage à la carte».  En résumé, si les sanctions sont sévères, elles n’épargnent personne. Ce qui préserve la paix sociale entre les acteurs du jeu et les arbitres. Pour le moment.

Anthony Davière
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