Londres 2012: Elise Bussaglia: «Je n’avais jamais raté un pénalty de ma vie»

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Publié le 6 août 2012.

JO / FOOTBALL - La milieu de terrain s'en veut de ne pas avoir transformé le pénalty qui aurait pu relancer cette demi-finale contre le Japon...

De notre envoyé spécial à Londres,

Tout s’est décidé en quelques secondes. Entre Louisa Necib, Sonia Bompastor et Elise Bussaglia, c’est cette dernière qui s’est emparée du ballon pour tirer le pénalty décisif de la demi-finale contre le Japon. Menées 2-1 à ce moment là du match, les Bleues, dans un temps fort après leur réduction du score quelques minutes plus tôt, avaient l’occasion de revenir au score et rêver d’une éventuelle finale olympique. Mais pour la première fois de sa carrière, la nouvelle joueuse de l’Olympique lyonnais n’a pas cadré son tir face à la gardienne japonaise. Elle devrait avoir beaucoup de mal à le digérer…

Aviez-vous une appréhension avant de tirer ce pénalty décisif?

Non, je n’avais pas la pression. J’y vais pour le mettre et je ne le mets pas. C’est la vie, c’est comme ça. Je n’ai jamais raté un pénalty de toute ma carrière. Enfin, pas que je m’en souvienne. Cette semaine, on n’en a pas tiré à l’entraînement. C’est le foot. Un jour, t’es en haut et le lendemain, t’es pas une merde, mais t’es en bas. Le sport de haut niveau, ça va vite. Dans une carrière, on le sait.

Que vous ont dit vos coéquipières à l’issue du match? 

Elles m’ont dit que ça allait et que ce n’était pas ma faute. C’est moi qui ai décidé de tirer. On s’est regardé à plusieurs et j’y suis allée…

Comment analysez-vous cet échec de manière globale au-delà des 20 dernières minutes un peu folles?

Déjà contre une équipe comme ça, aussi technique, tu passes beaucoup de temps à récupérer le ballon et à défendre. On a eu du mal à les faire courir. Puis on prend deux buts sur coups de pied arrêtés alors qu’elles sont plus petites que nous. On a manqué de fraîcheur peut-être, contre des adversaires qui jaillissent vite sur le porteur de balle. Et on a fait preuve d’un manque de justesse technique.

La déception est-elle plus grande que l’année dernière?

On la chance d’avoir un dernier match et une médaille de bronze à aller chercher pour évacuer cette déception (jeudi à Coventry). Après, franchement, il y avait largement la place d’inverser la tendance et gagner le match. Là, je ne l’ai pas digéré. Je suis encore dans ce match. Et je pense que cette nuit j’y serai encore. Après le match, j’ai été soutenue. Là, je suis dans ma bulle, j’entends, mais je n’écoute pas forcément. Mais je sais que j’ai le soutien de mes coéquipières, ce n’est pas le problème. On peut me dire ce qu’on veut, personne ne pourra enlever ma déception. Maintenant, je vais appeler ma mère. Je sais qu’elle ne pourra rien y faire et pourtant c’est ma mère.

Est-ce qu’il sera dur de remobiliser le groupe?

Non, parce qu’on a cette expérience de l’année dernière (les Bleues avaient perdu la petite finale de la Coupe du monde contre la Suède). Quatrième, c’est vraiment la place qu’on ne veut pas. On va faire en sorte de bien récupérer et bien se remobiliser pour ce dernier match. On veut la médaille. Tout ne s’écroule pas. On a la chance d’avoir un dernier match à jouer et à gagner, donc il n’y aura pas de problème.

Propos recueillis par Romain Scotto, à Londres
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