Equipe de France: Didier Deschamps prône un «comportement idéal»

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Publié le 2 août 2012.

FOOTBALL - Le nouveau sélectionneur est prêt à se priver des joueurs qui ne respecterons pas certaines règles...

Les joueurs de l'équipe de France qui n'auront pas un «comportement idéal» lors des rassemblements «se condamneront eux-mêmes» et risquent de ne plus être convoqués, a déclaré le sélectionneur des Bleus Didier Deschamps, mercredi dans un entretien exclusif à l'AFP.«Je souhaite ardemment que tout le monde ait une attitude et un comportement idéal, a dit le successeur de Laurent Blanc. S'il y en a qui ne l'ont pas, ce n'est pas moi qui ne vais pas les prendre: ils se condamneront eux-mêmes. Le fait de sélectionner ou de ne pas sélectionner, c'est une forme de sanction sportive». Concernant les sanctions prises par la commission de discipline de la Fédération (FFF) à l'encontre de Samir Nasri (3 matches de suspension) et de Jérémy Ménez (1) à la suite de leur comportement lors de l'Euro-2012 ayant nui à l'image des Bleus, Deschamps a estimé qu'il n'avait «pas à commenter les décisions prises».

«Le rôle de tout entraîneur ou sélectionneur est de définir un cadre, a-t-il développé. Mieux il est défini, mieux c'est. Il faut évidemment le respecter dans le temps, être très vigilant. J'aurai un discours devant les joueurs sur les règles de vie, de groupe, qui devront être respectées».

«Exemplarité sur le terrain et en dehors»

«De par l'historique, ce qui s'est passé en 2010 et dans cet Euro-2012, les joueurs doivent prendre conscience d'un devoir d'exemplarité sur le terrain et en dehors. Il y a deux choses importantes: la notion de plaisir, de représenter la France, de porter ce maillot, et parallèlement, un esprit. Etre international français, ça doit être au-dessus de tout, même pour les joueurs qui jouent dans des grands clubs et de grandes compétitions», a-t-il souligné. «Je ne vais pas utiliser le terme de tolérance zéro, mais avec ce qui s'est passé, le supporter français attache autant d'importance au résultat qu'au comportement, a-t-il poursuivi. Même si ce ne sont pas des choses graves au sens propre du terme, ça dérange, ça indispose, voire plus pour certains. On ne peut pas faire l'unanimité, mais il faut que les joueurs soient très vigilants».

Didier Deschamps, ex-entraîneur de Marseille (2009-2012) a été nommé à la succession de Laurent Blanc à la tête des Bleus le 8 juillet. Son premier match aux commandes de l'équipe de France se jouera le 15 août au Havre contre l'Uruguay, en amical.

Que pensez-vous des sanctions prises contre Nasri et Ménez?

Je n'ai pas à commenter les décisions prises. Le fait de sélectionner ou de ne pas sélectionner est une forme de sanction sportive, c'est de mon ressort. Je souhaite ardemment que tout le monde ait une attitude et un comportement idéal. S'il y en a qui ne l'ont pas, ce n'est pas moi qui ne vais pas les prendre: ils se condamneront eux-mêmes.

Comment éviter des dérapages dans l'attitude?

Le rôle de tout entraîneur ou sélectionneur est de définir un cadre. Mieux il est défini, mieux c'est. Il faut évidemment le respecter dans le temps, être très vigilant. J'aurai un discours devant les joueurs sur les règles de vie, de groupe, qui devront être respectées. De par l'historique, ce qui s'est passé en 2010 et dans cet Euro-2012, les joueurs doivent prendre conscience d'un devoir d'exemplarité sur le terrain et en-dehors. L'international français est très exposé, la moindre petite chose peut prendre des proportions importantes. Ca vient de l'évolution et de la multiplication des médias. Et le football est montré du doigt parce qu'il génère beaucoup d'argent dans une crise économique et sociale.

Quel sera ce cadre?

Il y a deux choses importantes: la notion de plaisir, de représenter la France, de porter ce maillot, et parallèlement, un esprit. Etre international français, ça doit être au-dessus de tout, même pour les joueurs qui jouent dans des grands clubs et de grandes compétitions. Je ne vais pas utiliser le terme de tolérance zéro, mais avec ce qui s'est passé, le supporter français attache autant d'importance au résultat qu'au comportement. Même si ce ne sont pas des choses graves au sens propre du terme, ça dérange, ça indispose, voire plus pour certains. Il suffit qu'il y en ait un seul (qui pose problème, ndlr), et ça met en difficulté l'ensemble, parce que c'est l'image, et on ne peut faire sans, c'est aussi important que ce qui se passe sur le terrain. On ne peut pas faire l'unanimité, mais il faut que les joueurs soient très vigilants.

Les Bleus doivent-ils chanter la Marseillaise?

Ca ne posait pas de problème en 1998 quand on ne la chantait pas tous... Imposer en tant que sélectionneur à un joueur de chanter la Marseillaise, ça me semble dépassé. Je souhaite qu'ils la chantent, mais il n'y aura pas d'obligation. Au-delà du simple fait symbolique de la chanter, ce qu'il y a de plus important, c'est ce que le visage doit laisser transpirer. A travers le regard, l'expression du visage, on peut voir le plaisir, la concentration, la détermination.

Aurez-vous un meneur de jeu axial?

Il peut y en avoir deux, trois, un qui soit dessous, un qui soit plus bas, un attaquant axial ou deux... Il ne faut pas se focaliser sur un seul joueur dans ce registre-là, parce qu'il y a eu des prédécesseurs qui ont éliminé ce registre-là (sourire). Mettre une responsabilité plus importante sur un seul poste, un seul joueur dans un registre bien précis, c'est un peu trop difficile, ce sera plus réparti. Il faudra un équilibre pour que l'animation offensive soit performante.

Lloris et Benzema seront-ils des points de repère, comme précédemment?

C'est une question déguisée, pour savoir qui sera leader, capitaine (rire). Ca fait partie aussi de ma réflexion. Avant de pouvoir l'exprimer publiquement, je vais voir les personnes en face de moi, après avoir réfléchi. J'ai besoin d'avoir leur sentiment. Ca peut ne pas concerner ces deux joueurs-là, très certainement d'ailleurs. Quand on fixe le cadre, il y a aussi le rôle de capitaine, de leader qui est important. Il y en a peut-être pas dix, mais il n'en faut pas forcément qu'un ou deux. Les joueurs doivent se rendre indispensables par leurs performances en club. Après, il y a un rôle à avoir dans la vie de groupe, mais ça fait partie de mon travail.

© 2012 AFP
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