Le football chinois, cette galère

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Publié le 10 juillet 2012.

FOOTBALL - Sur le devant de la scène après les arrivées de Nicolas Anelka et Didier Drogba, la Chine reste une destination à risque pour beaucoup de footballeurs professionnels...

«Eldorado c’est un bien grand mot. La Chine est en effet un marché potentiel important. Mais il faut être vigilant, certaines personnes ont envie de réaliser des gros coups.» Premier agent français à s’être implanté sur le marché chinois, Bruno Satin reste méfiant quand au virage qu’a pris le football dans l’Empire du Milieu. Et c’est aujourd’hui ce que doivent également se dire Benjamin Gavanon et Babacar Gueye. Les deux joueurs passés par la Ligue 1 (Nancy pour le premier, Metz pour le second), évoluent actuellement au Shenzhen Ruby, club qui ne leur a jamais versé les primes promises à la signature. Sous la houlette de Philippe Troussier, les francophones du Ruby menacent aujourd’hui leur président de se mettre en grève si la situation ne s’améliore pas rapidement.

L’autre face du football chinois

«La plupart des joueurs galèrent. C’est très difficile de vivre en Chine et même d’être payé. C’est une question d’opportunité mais je ne préfère pas prendre le risque», avoue Franck Belhassen (agent de Zoumana Camara entre autre). Si l’on s’appelle Didier Drogba ou Nicolas Anelka, les garanties de salaires et de niveau de vie ne sont pas les mêmes que pour un joueur étranger lambda. Et la réalité est à des années lumières de la publicité offerte par ces quelques têtes d’affiches. «Pour des joueurs moyens de Ligue 1, les conditions seront moins mirobolantes. C’est juste un moyen de maintenir le même niveau de revenu qu’en Europe, et de moins subir la crise financière qui touche les grands championnats», poursuit Bruno Satin.

 «Un joueur doit gagner sa vie»

Après le Qatar et les Emirats, la Chine est donc devenue la nouvelle destination hype des «stars» à la recherche d’un dernier gros contrat. Mais en ce qui concerne les footballeurs privilégiant le sportif, se retrouver en Asie tient à une seule explication selon Franck Belhassen. «Certains joueurs n’ont pas le choix. Ils n’ont pas d’offre, pas de contrat, mais doivent gagner leur vie. Ils n’ont jamais rêvé de jouer là-bas dans leur jeunesse.» Benjamin Gavanon et Babacar Gueye n’avaient certainement jamais imaginé un jour porter le maillot du Shenzhen Ruby. Et encore moins faire la grève pour convaincre leur dirigeants de les payer. Une attitude risquée qui pourrait leur coûter bien plus que des primes à en croire Bruno Satin: «Si vous faites la grève, vous pouvez prendre votre passeport et rentrer chez vous. » 

A.D et B.V
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