Euro 2012: La presse italienne fière de ses joueurs

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Publié le 2 juillet 2012.

FOOTBALL - Au lendemain de la lourde défaite face à l'Espagne, les médias italiens savourent le beau parcours de leur équipe…

 

«Les larmes d’un enfant à qui on a volé les bonbons coulent des jeunes yeux de Mario Balotelli.» De la lourde défaite d’hier, la Gazzetta Dello Sport retient évidemment les larmes. Celles de Mario Balotelli, héros de la victoire contre l’Allemagne, mais aussi celles d’Andrea Pirlo, grand bonhomme de la compétition. Des pleurs, encore, pour la Repubblica, dont les vidéos émouvantes ont donné des frissons aux internautes italiens. Ce matin, en ouvrant leurs journaux préférés, les tifosi de la Nazionale ont retrouvé des journaux qui, à l’unisson, parlaient de fierté. Fierté d’avoir une si jolie équipe pour représenter leur pays.

Des messages de remerciement

En Italie, on aime l’équipe nationale. Et ça se voit. Dans la Gazzetta Dello Sport, même les publicités disent «merci» ou «bravo» aux coéquipiers de Gianluigi Buffon. «Merci les Bleus, vous êtes premiers dans notre cœur» pour Puma, «une grande équipe! Merci pour les émotions que vous nous avez fait vivre» pour Pai, sponsor de la Squadra Azzurra. Ce lundi matin, l’Italie est fière. Personne ne l’attendait à ce stade de la compétition et à ce niveau. C’est donc assez logiquement que les journaux qui s’éternisent sur les circonstances de la défaite soient rares. Le 4 à 0 fait mal, certes, mais de l’autre côté des Alpes, on préfère se concentrer sur «le bon avancement de la méthode Prandelli» et sur «l’excellent tournoi» sans jamais oublier de respecter l’adversaire espagnol, à qui la Gazzetta Dello Sport «tire son chapeau, pour son triplé historique».    

«Trop d’Espagne pour nous» explique d’ailleurs le célèbre quotidien aux pages roses, qui reconnaît volontiers que son équipe n’a jamais été en mesure de se battre avec son adversaire du soir. Pour le Corriere Dello Sport, c’est tout simplement «la fin d’un rêve». Le très sérieux Corriere Della Sera lui, évoque «une soirée désastreuse.» Mais partout, on trouve quand même un brin d’espoir. L’espoir de revoir les larmes de Balotelli dans quatre ans. Des larmes de joie.

S.B.
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