Equipe de France: Une centaines de supporters pour accueillir les Bleus

39 contributions
Publié le 25 juin 2012.

FOOTBALL - Sous la pluie, certains avaient quelques vérités à adresser aux joueurs français...

Pour les Bleus, rentrer au pays est devenu au fil des ans, une épreuve délicate à gérer. Pendant que le bus à impériale de 98 patiente au garage, c’est dans des taxis, devant un comité résigné et hostile que les joueurs se séparent désormais, à la descente de leur avion. Dimanche, ils étaient une centaine de supporters au Bourget pour voir (ou ne pas voir…) les visages de ceux qui ont quitté l’Euro en quart de finale. La défaite face à l’Espagne et les insultes de Samir Nasri ont poussé certains à braver la pluie, pendant plus de deux heures pour «leur dire qu’ils ont été nuls, clame Aimen venu de Gentilly. Moi je suis là pour dire à Nasri ce que je pense de lui. Il insulte tout le monde. Eh bien, il va voir ce que ça fait d’être insulté.»

«Avec ce qu’il a dit, il ne mériterait plus de porter les couleurs de l’équipe de France, embraye Patrick. Qu’est ce que vous voulez expliquer aux enfants après ça?» Ce retraité du Blanc Mesnil est un habitué des lieux. Sous Domenech, il passait déjà quelques-unes de ses journées à attendre l’avion des Bleus. Pas forcément par plaisir, mais plus «par curiosité. Pour voir s’ils vont nous regarder avec dédain.» A travers une vitre teintée, difficile de se faire une idée, d’autant que les Bleus n’avaient pas vraiment envie de s’attarder.

 «Oh, même François Hollande, il mouille la chemise sous la pluie!»

Lorenzo, lui, clame fort qu’il est «venu de très loin» pour voir ces Bleus. De Melun. Trempé, ce supporter de 25 ans espérait un autographe de Franck Ribéry, le seul Français qui mérite grâce à ses yeux aujourd’hui. Il s’est contenté de l’apercevoir à distance, au chaud dans une berline. «Oh, même François Hollande, il mouille la chemise sous la pluie! Et pas eux. Nous on est là sous la pluie, alors qu’eux ne sont pas fichus de mouiller le maillot sur le terrain.»

Avec un look plus en phase avec la fournaise ukrainienne (t-shirt, lunettes de soleil), la plupart avaient une bonne excuse pour éviter la rencontre avec les supporters. Une poignée de joueurs (Ribéry, Rami, Ménez, Giroud) ont adressé un petit signe de la main en guise d’adieux. Un seul, Yann M’Vila, s’est finalement prêté à l’exercice du bain de foule. En short et claquettes, le milieu du Stade rennais a fait sauter tout le cordon de sécurité pour enchaîner les photos et les autographes, juste devant l’entrée du terminal d’aviation d’affaire. Entre temps, Samir Nasri a eu le temps de s’échapper en taxi, à l’abri de tous les regards. Les insultes resteront cette fois au placard.

Romain Scotto, au Bourget
Newsletter
SPORT

En fin de matinée retrouvez toutes les infos indispensables du sport

publicité
publicité
1 Caen 0 0m
2 PSG 0 0m
3 Monaco 0 0m
4 Marseille 0 0m
5 Toulouse 0 0m

Classement complet

Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr