Euro 2012: Mario Mandzukic, fort de la tête et tête de lard

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Publié le 18 juin 2012.

FOOTBALL - Meilleur buteur de cet Euro, le Croate n'est pas réputé pour avoir un caractère facile...

De notre envoyé spécial à Gdansk,

Mario Mandzukic est mort de rire.  Il a beau être le meilleur buteur de cet Euro (trois réalisations, comme l’Allemand Mario Gomez et le Russe Alan Dzagoev), le responsable de la communication doit  reprendre sa fiche pour se remettre son nom en tête. Pour la défense de ce cadre de l’UEFA, le nom du Croate de 26 ans ne parlait pas à grand monde il y a encore dix jours. Cette célébrité soudaine tombe bien, l’attaquant cherche un nouveau boulot. «Pour n’importe quelle offre décente», son entraîneur à Wolfsburg, Felix Magath, se disait prêt à céder au plus offrant, un joueur pourtant auteur d’une saison à 12 buts en Bundesliga.

«Un peu borderline»

Mandzukic n’est pas ce qu’on appelle un cadeau. Lors de la très informelle conférence de presse à la veille d’un Croatie-Espagne décisif, notre amateur de tatouages donne l’impression d’être un mauvais élève qu’on aurait convoqué en conseil de discipline. Quand il ne fait pas le con avec le casque pour la traduction, il se marre avec son capitaine, Darijo Srna. A deux mètres de lui, Slaven Bilic lance un ou deux regards désapprobateurs pour le recadrer. Le sélectionneur croate ne découvre pas le caractère parfois pénible de son avant-centre. «J’ai dans mon équipe quelques garçons un peu ‘’borderline’’. Mario est l’un d’entre eux», avouait récemment le grand ami de Laurent Blanc.  

Mandzukic est peut-être une tête de lard, mais il sait s’en servir comme le prouve son doublé du crâne contre l’Irlande. Avec lui, la Croatie n’a pas retrouvé un buteur à sang-froid à la Davor Suker, mais plutôt un guerrier des surfaces. Et ça, Slaven Bilic adore. «Il lutte toujours et a une énergie incroyable. Il est capable d’un exploit de la première à la dernière minute.»

Un matelas pour se protéger des balles serbes

Cette rage, Mario Mandzukic la puise dans une enfance marquée à jamais par la guerre. Sa jeunesse résume trop bien le drame yougoslave. Croate, mais habitant en Bosnie avec sa famille, il vit dans la crainte quotidienne des escadrons de la mort ses Serbes de Bosnie. Quand il entendait les balles sifflées autour la maison, il raconte qu’il se protégeait derrière son matelas.

Mais la vie de la famille Mandzukic est au fait d’histoires plus légères. «Avant l’Irlande, mon père m’a appelé pour me dire qu’il avait vu une coccinelle à sa fenêtre, raconte le fiston. Il l’a capturée et a fait un vœu. Que je marque deux buts.» On serait les Espagnols, on surveillerait la fenêtre de papa Mandzukic.

Alexandre Pedro, à Gdansk
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